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JEUtuil

Tête de cortège (1)

1 Mars 2008 , Rédigé par Emmanuel Publié dans #LES AMIS D'AL

  Les AMIS D'AL.          welcome-copie-2.gif                 

(ou zoopsie pour une révision scrabblesque)     

          
         
Sous un épais nuage laiteux qui s'effiloche sur des milles par-delà la canopée, une interminable "méhalla" serpente à travers la sylve séculaire, à la flore luxuriante, exubérante et toujours verte. 
A sa tête, « Alcade ». Seul, il mène ses ferventes ouailles à la « clairière sacrée » où il doit présider la grande kermesse

     S’appuyant sur un alpenstock noueux, cet ancien alguazil biscaïen (biscayen) encore ingambe dont l’œil malicieux pétille derrière des bésicles en fer blanc, semble venir du fond des âges. Souffrant de lucite, il a le visage vergeté et buriné des vieux broussards, et une canitie bien avancée perce à travers la paille d'un galurin (galure) fatigué. Il porte un maxi boubou alluré en nanzouk (nansouk) fauve, sous une sorte de chlamyde vaporeuse en fancy attachée sur l'épaule par une fibule mordorée. Avec son bandana de jaconas à reflets moirés, sa guerba en longotte sable, et malgré une sorte d'alfange ou katana en bandoulière ajoutant un côté baroudeur au personnage, il n'a rien du "mariachi". On dirait un patriarche respectable, les pieds nus dans ses spartiates tel un frocard ou un carme  déchaux.

         Après des jours de marche en ces lieux agrestes et cahoteux, harcelé sans relâche par le khamsin (chamsin), les culex, les chironomes, les tipules et tous les maringouins piqueurs genre simulie, il arrive au bout de son périple en atteignant enfin son lieu de rendez-vous, courbat(t)u() et fourbu, las de traîner la savane. Il rejoint sous l’ aucuba son estafette "Baboune", un gentil alouate béninois aphone et recru de fatigue.  Il le charge cependant et sans délai de regrouper cette populace faunique grouillante et pour le moins bigarrée, pendant qu’il dresse son bivouac. Beaucoup d'entre eux sont déjà là et attendent depuis plusieurs jours. Ici pas de check en arrivant, il faut surtout retrouver sa famille dans le bon arbre...

Sous une lumière blafarde, notre sagace "héraut" sans voix et toujours équanime, à défaut de portevoix, s'improvise corniste et fait carrément sonner l'hallali pour rassembler les troupes et secouer les traînards.

Au signal de ralliement, certes moins pénible que le vuvuzela ou le tabala mais tout autant lançinant, c'est le branlebas général, les amis d'Al se pressent sur un tapis de saxifrages et autres plantes acaules qui recouvrent l'esplanade :

Les ânes "Aglyphe" et "Alpha bey", deux "grenadiers voltigeurs" nubiens bâtés et cossards (et non pas "bâtards écossais") mènent le cortège. Enjugués tels des bœufs, nos leadeurs (leaders) bonasses progressent cahincaha, ahanant et chignant , méchamment saboulés sous les coups de boutoir de "Joseph", notre pétulant bouc ânier de service, sourd aux hihans et autres giries de ces "lambins". Toujours frais et dispo, un nagaïka (ou nahaïka) à la ceinture, pas vraiment le genre à pateliner ce Jojo hableur !

Derrière nos solipèdes ronchons, "Bellot" - un onagre turkmène - soutient "Rosalie" sa compagne, plutôt bellotte mais touchée par le farcin ; un hémione kazakh jobard et un peu capon (« voire caponne puisque c’est une fille », chante Al.). 
 
Sur les talons des équidés, toussotant et larmoyante, voici "Aurélie", un alpaga "cathare" ; un parangon de vertu. Minée par un catarrhe tenace, la tristoune traîne sa carcasse à longue fourrure laineuse, et son spleen, haletante, dodinant (dodiner ou dodeliner) de la tête, longanime. Elles s'est déchiré le cuir dans les cardères ou les chardons à feuilles d' acanthe qu'on appelle onopordons. C'est la lose ! Quelle scoumoune ! Un p'tit coup de rogomme entre deux snif(f)s et ça irait mieux ... En attendant, pour lui éviter de s'empierger, elle est soutenue et doucinée par "Serge" le lama, un tartarin dragueur mantouan toujours à la recherche de quelque gigolette, et "Lustucru", un guanaco abkhaze aux humeurs peccantes, maigriot(te) et décrépit(e) car mité par le stress, le pisco et le chichon depuis le désamour de son ex bienaimée, "Salomé", une vigogne cachot(t)ière  et un peu godichonne

Pochard, un alpaca racho et zigzagant atteint de dysbasie, ainsi que deux faquins de ses amis camélidés, suivent à distance, tels des lacaunes, morigénant les chamelons traînards. On reconnaît "petit Robert" un méhari sfaxien huron et faraud, et "Figaro", un fier chameau dubaïote un peu chnoque (schnock, schnoque) ; certes pas des lettreux, ni des zaraguinas, deux gouapes pourraves ("schlasses", chlasses itou !) qui ne valent pas "chipette," deux pasquins ribauds, dégueus (ou dègue) et alcoolos, des charlots hâbleurs qui ne pensent qu'à s'arsouiller, et toujours prêts à chansonner ou fomenter quelque fadaise entre deux verres de schnick ou de lambic(k)                 

    à suivre...        undefined               

 

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L
Merci. Tu es donc scrabbleuse (comme moi) ! En effet, je me prépare pour la phase 3 et avant cela pour le simultané mondial de demain. Tu ne le fais pas ?C'est vrai qu'au niveau des révisions, je n'ai jamais rien appris par coeur, toujours des petits jeux... 
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P
Excellent texte, utile pour réviser avant la phase 3 du Championnat de France !...C'est plus sympathique que l'ODS!...
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