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JEUtuil

Max et Aimée dans les gorges du Tarn

24 Juillet 2013 , Rédigé par Kaktus Publié dans #CHRONIQUES D' UNE VIE ORDINAIRE

                                          


(Si vous ne connaissez pas, je vous conseille vivement un petit tour dans ces gorges superbes.)

 

Je me souviens... de ce .... Vendredi 02 juillet 1995...  le temps passe si vite...
 Nous partions pour les gorges du Tarn avec un autre couple, Jacques et Sophie. Et sans les gosses.

  ... " Déjà vendredi ! La trotteuse martèle, harcèle le cadran sans relâche, inéxorablement. ... Grignotant chaque seconde, sans pitié, elle nous pousse vers le bord. Oh le vertige ! Et au-delà ? Au-delà, l'infini ! le mystère, l'aventure..."

- Hé chéri, t'as pensé à fermer le gaz ?!
- (hein ?!... ah merde, fais chier...) Oui, mon canard en sucre ! Je m'occupe de tout.
 Tiré de mes rêveries sans ménagement, je regarde ma montre :  H - 30.
Le départ est fixé à 18 H 30. 
19 h 16. Les voilà ! Jacques et Sophie montrent le bout de leur nez avec trois quarts d'heure de retard, comme d'hab !
19 H 30. C'est parti ! En avant la golf. 
Le trajet se déroule sans embûches, mais le temps est à l'eau, beaucoup d'eau, des seaux d'eau, des trombes d'eau, de l'eau, encore de l'eau, toujours de l'eau, ... le temps s'en va à vau-l'eau ! Pour un mois de juillet, bravo Madame météo !

...
La Malène nous accueille à 22 H. Nous intégrons le gîte.

                                

 


Samedi 03 juillet

  
Après un petit dej' rapide, nous empruntons vers 10 H le sentier de la vallée des gorges, via Saint-Enimie. Un parcours sinueux, et une végétation dense, très dense. En une journée, la pluie a transformé le coin en forêt tropicale ; les herbes font 2,50 m de haut ! Les crocodiles... non, y en avait pas mais les méchantes ronces nous lacèrent les jambes et les feuilles trempées nous griffent le visage. Mais le paysage qui s'offre à nous, petits hommes minuscules, est féerique. Le fracas du Tarn accompagne chacun de nos pas sous un soleil voilé. Je suis subjugué par la flore, et la rosée rend les fleurs encore plus belles. Nous déplaçons prudemment quelques escargots égarés sur la piste.


Vers 13 H, après plus de 3 heures de marche, le très joli village nommé St-Chély du Tour nous accueille.
Après le réflexe naturel de... 2 bières bien fraîches au troquet local, et après que Sophie eut "inspecté" l'église, nous cherchons un endroit propice au "pique et au nique". (Nique au mauvais temps ! ) Parti en éclaireur, "je voltige prudemment en évitant les grenades" et foule le premier, de mon pied formidable (quand je le prends) l'espace "Ôbordelot", témoin des libations très post-pédestrales de la bande des "4", grands sauveurs d'escargots devant l'Eternel.

La beauté des lieux n'étant en rien incompatible avec la prise de l'apéro, je sors illico le ricard et deux doigts de Porto pour les filles (Oui, les filles boivent toujours "deux doigts de Porto", je l'ai vu dans les films)...
Entre les conversations informelles comme je sais les tenir, les blagues "jacquo-belges", les rebuffades sophiesques, les acquiescements et les sarcasmes féminins... nous avons droit au cocktail habituel d'un déjeuner sur l'herbe, perturbé (seulement) au dessert par la pluie.

Je m'assomme littéralement à l'entrée d'un four à pain qui nous abrite de la pluie battante. Un calva "pousseur de café" nous aide à patienter une demi-heure, immobiles et muets, engoncés dans nos ponchos.

La piste rendue extrêmement gadouilleuse par cette pissée soudaine et persistante, nous rebroussons chemin. Le retour en file indienne est prétexte à toutes les plaisanteries ; nous laissons éclater notre bonne humeur. Peut-être la perspective d'un bon café...


Le soir, nous visitons St-Enimie, village typique. Nous traînons dans quelques vieilles ruelles très proprement pavées de cailloux et par la même impropres à la circulation pédestre, même sans talons. Ca glisse !
Les boutiques de souvenirs et produits locaux ajoutent encore au charme provençal de ces ruelles fleuries qui fleurent bon la vache et la campagne. (c'est la même chose ?! ah bon ?! ) Aimée pense à immortaliser ces instants précieux sur la pellicule. 


Sur ce, direction Ribiesse, notre prochain gîte étape.
Les tenanciers d'une auberge, au demeurant accueillante (le site est splendide), nous entraînent derrière vers un garage froid et humide faisant office de gîte. Peu enchantés par la perspective de passer une nuit dans un tel endroit, nous redescendons à La malène en quête d'un abri digne de ce nom. 


Le "gîte de vendredi" affiche complet. C'est à ce moment-là que Aimée rencontre une ancienne copine de lycée qui lui refile un tuyau. (ou une vizirette, je sais plus ; entre filles....) "Un pote qui pourrait nous loger 3 bornes plus loin". Et... 'fectivement", et ça tombe à pic ! Et nous prenons deux chambres juste avant de casser la croûte.
                    
                                        
  Dimanche 04 juillet

 
"...les brumes descendent sur nous tels les nuages blancs, libres et sans but ni attaches .... une certaine douceur... envahit son coeur ou son âme....  
- Sophie !?
  " ...C'est toujours une question d'émotion, et ce matin, l'émotion est là ... les nourritures célestes ..."

- Hé Jacques ! Qu'est-ce qu'elle a ?!
- ?...!
Ce matin, nous émergeons tous avec une envie folle de faire du canoë. Nous achetons à La Malène les tickets pour une descente à deux canoës jusqu'au cirque des Beaumes ; environ 7 kms, 125 F le canoë.                                           

Nous enfilons les gilets de "non noyage" et enfermons nos effets personnels dans le tonneau en plastique étanche, prévu à cet effet. Il fait (enfin) un temps superbe ! Nous, les garçons, faisons les barreurs pendant que les filles se font engueuler quand l'embarcation part "de traviole" ; c'est dans l'air du temps. (que les filles se fassent engueuler, pas que les embarc...)                                 

Bien que très occupés à diriger, nous n'oublions pas de jeter un coup d'oeil au panorama. L'eau verte et peu profonde fait dans les ... 22° ; pas assez pour que je plonge... 

De temps en temps, des courants perturbent les barreurs (nous !) mais Sophie et Aimée en sont les responsables, forcément. Les rires fusent, l'ambiance est bonne. Lors d'une halte, nous échangeons nos impressions et nos crèmes solaires ; les cuirs nous disent merci. 


C'est reparti, j'ai une vue imprenable sur la nuque de Aimée que... mais tout à coup, une vipère sortie de nulle part nous arrive droit dessus, la tête à 15 cm de l'eau, "ventre à flotte", déterminée. (J'ai tout de suite vu qu'elle n'avait pas l'intention de nous vendre des churros...) Dans un réflexe, (... juste un réflexe, je ne trouve pas de pléonasme intéressant) je stoppe sa course (sa nage ?) net, d'un méchant coup de pagaie alors qu'elle était sur le point d'atteindre notre canoë (pour monter à bord ?). Aimée, qui n'a pas eu le temps de réagir, ni d'évaluer le danger, se trouve plus effrayée par le bruit de ma rame frappant l'eau que par le reptile. 
C'est la première fois que je sauvais la vie de Aimée. (...)   
Nous oublions bien vite l'incident. Sophie pique une tête avant l'arrivée, imitée par ... personne.

 

A l'arrivée justement, le réceptionniste nous apprend qu'à bord de l'embarcation légère (et à moteur) que nous avons croisée à mi-chemin, avait pris place Madame "Jackie Onassis", Jacqueline Bouvier pour sa mère, accompagnée par deux messieurs à forte carrure. Et maintenant qu'il le dit... je me souviens de cette personne portant un foulard noir sur la tête... et la tronche patibulaire des gus accompagnateurs...
Que d'émotions ! Là-dessus, Jacques sort l'apéro et je mets le rosé à rafraîchir dans la rivière...


Le beau temps a repris le dessus , nous profitons pleinement des quelques heures qui nous restent...
   
         
Maxime Pontelouse dit Kaktus
         
   à suivre...                        undefined
    

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Rodolph 89 08/03/2008 12:26

Hum... ça sent l'histoire vécue. En tout cas, je connais et recommande les lieux, c'est magnifique !