Ermites (1)
Je vous propose sept tirages de 7 lettres qui n’offrent qu’une solution de scrabble. Pour vous aider, les premières lettres de chaque mot ainsi trouvé (colonne grisée) forment verticalement le mot « mystère » (également une solution unique) pour lequel je vous livre ci-dessous un indice. C’est à vous !
(Tous les mots sont contenus dans l'ODS 5)
B C D E I O U =
B G L N O O S =
A L L M O O R =
A A M N P S S =
C E E F I J T =
A B L M O S T =
Indice : Des garde-côtes oppressants.
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Ermites (1) solutions
C UBOIDES (adj ; qui a la forme d’un cube. 2. Os du tarse)
O BLONGS (Oblong, ue. Adj. de forme allongée)
R AMOLLO
S AMPANS (= sampang. Nm. Petite embarcation chinoise)
E JECTIF (adj. et n. Phon. (consonne) produite indépendamment de la respiration)
T OMABLS (adj. relative à la tombe. Pluriels : tombals ou tombaux)
S URFAIX (nm. Pièce harnais)
Mot mystère : CORSETS
Tamias, sousliks et xérus...
Les Amis d'Al (suite) 
... Devant tant de maboul(e)s et de faignants (feignant, fainéant) patentés, tamias, sousliks et xérus, tout ébaubis et épouairés sous l'"arbre-bouteille", en oublient leurs provisions de pacanes. Nuocmam et Régalia, deux toupayes (tupaïa, tupaja) schizos bien plus punchys, exécutent un gymkhana dans les arganiers avec la vivacité des écureuils, se cramponnant aux épaisses lianes, presque aussi grosses que des amarres de paquebot.
Au pied des épineux, deux fourmiliers honduriens, "Putto" le tamanoir et "Raca" le myrmidon (mirmidon) didactyle, montrent qu’en attendant le colloque du maître, ils ne sont pas là pour vapoter, zigonner ou foutimasser. Les bricolos ont entrepris de génocider les fourmis, éventrant termitières et fourmilières avec leurs puissantes pattes griffues, pour y introduire leurs longues langues visqueuses. Et tout cela sous l'œil ahuri de leurs cousins : Cromalin un tamandua niquedouille, Nicodème un bradype languide tout aussi nigaud, et Catéchol, un oryctérope coquebin et péteux, handicapé par un colobome. Les trois zozos, pas chipotiers pour trois sous, semblent jouer les cibares flagadas depuis le tronc creux et flacheux d'un kawa (kava) où ils ont choisi de s'évacher.
Après cette franche lippée, et par la vue des termites alléchés, trois rossards cing(h)alais - un tatou, un pholidote et un pangolin géant - s'approchent en tapinois, jubilants, certes pas pour consulter un keepsake, ni pour jazzer, mais avec la ferme intention de cousiner pour partager ces agapes. Un chopin de premier ordre pour nos xénarthres affamés. Tonie, un priodonte guyanien, Tuthie et Frottis, trois darbons complètement miros (miraud, e) aux yeux atrophiés, les rejoignent en se pourléchant les babines.
Furax, et rechignant à se laisser enkikiner sans moufeter (moufter) par ces cacous cradingues (crade, crado, cradot, cradoque, cracra) et déjantés, nos xénarthres pétardiers qui ne sont pas des jocrisses, envoient crûment les galapiats se faire lanlaire ! Gloup(s) ! Les importuns, agonis d'injures, voyant l'instant mal choisi pour engager une oaristys ou faire des chatteries, n'ont même pas le temps de héler un zémidjan ou autre mototaxi pour filer. Ils oublient bien vite la galéjade et caponnent finalement, opérant promptement un savant repli stratégique sans réclamer de bakchich, avant de se faire gnaquer (niaquer) et finir transformés en charangos.
Moins joviaux (jovials), papions, drills et mandrills au masque facial expressif, investissent un muretin moussu, jartant au passage trois ou quatre scinques à langue bleue qui se doraient au soleil. Pendant que ces derniers se délectent de forficules et de fourmis rouges, d'autres ne souffrent pas d'aphagie : ce sont les discrets nasiques à trompe (proboscis), les chimpanzés ghanéens aux membres tortus, les babouins cynocéphales, les macaques rhésus jakartanais à face cramoisie et les hamadryas accréens qui se régalent de feuilles fraîches et de bourgeons melliflus sous les cassie(r)s et les mahalebs.
A l'abri d'un hallier, nombre de pongidés tchadiens ou gabonais jaspinent posément en toute zénitude, au milieu des bauhinias, des crotons, des amomes et des voandzous. Ils se régalent aussi de maniguettes, sous la férule de "Yin Gong" et Gargantua, deux gorilles rwandais (ruandais, e) titanesques aux biscotos (biscoteaux) saillants qui ne sont pas là pour un couvige ou pour un jabadao ! Des castar(d)s shootés au crossfit, qui ne pipeautent (pipotent) et ne pétochent pas ! Pas des filles de prisunic, de vrais bibendums !
Ces mastar(d)s ne sont pas des boyscouts mais s’écartent néanmoins à l’arrivée de Broum et Schproum qui imposent le blackout, un kodiak alaskien lourdaud et un grizzly (grizzli) cyclopéen répondant tous deux au doux nom de Teddybear, deux malabars sosots et pètesecs catégorie superlourds sans faire de muscu, et qui n'auront pas besoin de présenter un pass pour poser leurs cinq quintaux de viande. Chaud devant les morbaques, et youp là boum !
L'écozone en a pris un coup avec nos brisetouts. Non contents d'espanter leurs congénères et massacrer de nombreuses cagouilles, ces glandus culot(t)és qui ne la jouent pas vraiment fugato, ont écrasé sur leur passage un gingembre coquille (alpinia zérumbet) et une jolie fleur au rhizome tubéreux, très odorante, dont les longues feuilles lancéolées fournissaient une ombre précieuse à une population grouillante, au ras du sol. Les malabars ont également écrabouillé un rafflésia (rafflesie) rouge ocre, libérant ainsi une odeur nauséabonde qui attire aussitôt une armée de mouches.
à suivre.... 
DEFINITIONS
Si vous êtes cruciverbistes, vous avez dû sécher un paquet de fois sur les grilles de M. Laclos ou de R. Scipion, pour ne citer que ces deux bien connus. Les verbicrucistes ont chacun un style et un sens de l'humour bien particuliers. Avec un peu de patience et de persévérence, on parvient (presque) toujours à percer le mystère de leurs définitions, pas si opaques.
Je vous en livre quelques-unes de ma composition. J'attends vos solutions.
1- Rien de grave s'il est aigu. - - - E - -
2- Si peu que ça le vaut même pas. - - I - - - - -
3- Ne se débarrasse pas comme ça de ses pellicules.
- - - E - - - - - - - -
4- Pouah le troquet ! - - - O - - - -
5- Tourne autour de la voie lacté. - - - - - -
6- Bouton d'allumage. - - I - - - - -
7- Des garde-côtes oppressants. - O - - - - -
8- Au corps pour faire fissa. - O - - - -
9- Blanc, il fait pleurer les gosses. - - O -
10- Miné par le xylophage. - - - O - - -
11- Le prix de la gueule. - - - - O -
12- Gardois sur le Gardon. - - - - I - -
13- Verge et martyre. - - - - - O - - - - -
14- Maux de la faim. - O- - - - - -
15- Le mauvais matador subit celle de l'aficionado. - - O - - -
16- L'occasion en somme de rechercher les accus. - - O - - -
17- Dernier lieu où l'on fume. - - - E - - -
18- Zéro pour sang. - - E - - -
19- Lallations lardonnes. - - - I -
20- Si elle est lisse, c'est un canon. - - E
(solutions séries 1 et 2) ![]()
DEFINITIONS (2)
Nouvelle série : ![]()
1- Se déchaine en tournant de l'oeil. - - - L - - -
2- Il ne s'appelle pas Joe et pourtant il il est à la masse.
- A - - - -
3- Ce sont des courants d'art. - - - I - - -
4- Maladie sexuellement transmissible. - - E
5- Largement suffisant. - A - - - - - -
6- Suscite un certain intérêt. - - - - I- -
7- Dans la famille, on se pique à jouer avec la ramie.
- - - I - - - -
8- Suit après pour résumer. - O - -
9- Résultat de casse. - E - - - -
10- Une invention qui restera dans les anales.
- - - - O - - - - - - -
11- Volent au rodéo. - - E - - - - -
12- Pierre à feu. - - E - -
13- Vague à l'âme. - - - E - -
14- Belle si elle est grosse. - - - - A- - - -
15- Dont le genre est identifiable. - - - - E -
16- Un casse dans les pays chauds. - - - E
17- Allongée pour l'inutile. - A - - -
18- Quatre sur table. - O - -
19- Ex impôt-temps. - - - I - - - -
20- Suffisant et grande gueule. - A - - - - - -
Définitions (solutions séries 1 et 2)
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1- Rien de grave s'il est aigu.
ACCENT
2- Si peu que ça le vaut même pas. CHIPETTE
3- Ne se débarrasse pas comme ça de ses pellicules.
CINEMATHEQUE
4- Pouah le troquet ! CABOULOT
5- Tourne autour de la voie lacté. AREOLE
6- Bouton d'allumage. CLITORIS
7- Des garde-côtes oppressants. CORSETS
8- Au corps pour faire fissa. COUDES
9- Blanc, il fait pleurer les gosses. CROC
10- Miné par le xylophage. CIRONNE
11- Le prix de la gueule. CITRON
12- Gardois sur le Gardon. ALESIEN
13- Verge et martyre. BLENNORAGIE
14- Maux de la faim. BOULIMIE
15- Le mauvais matador subit celle de l'aficionado. BRONCA
16- L'occasion en somme de rechercher les accus. CLOPET
17- Dernier lieu où l'on fume. ATHENEE
18- Zéro pour sang. ANEMIE
19- Lallations lardonnes. BABIL
20- Si elle est lisse, c'est un canon. AME

Encore ?! Ok. Une nouvelle série :
1- Se déchaine en tournant de l'oeil. CYCLONE
2- Il ne s'appelle pas Joe et pourtant il il est à la masse.
DALTON
3- Ce sont des courants d'art. DESIGNS
4- Maladie sexuellement transmissible. VIE
5- Largement suffisant. VANITEUX
6- Suscite un certain intérêt. USURIER
7- Dans la famille, on se pique à jouer avec la ramie.
URTICANT
8- Suit après pour résumer. TOUT
9- Résultat de casse. TESSON
10- Une invention qui restera dans les anales.
SUPPOSITOIRE
11- Volent au rodéo. STETSONS
12- Pierre à feu. STELE
13- Vague à l'ame. SPLEEN
14- Belle si elle est grosse. SITUATION
15- Dont le genre est identifiable. SEXUEE
16- Un casse dans les pays chauds. SENE
17- Allongée pour l'inutile. SAUCE
18- Quatre sur table. ROIS
19- Ex impôt-temps. REGIMENT
20- Suffisant et grande gueule. RAMENARD
Les canidés...
Les Amis d'Al (suite)
Nullement dérangés par les simagrées de ces homininés (hominien, hominidé) folingues et autres pignouf(e)s azimutés, ils sont une tralée de canidés foldingues (folledingue), de mustélidés, de fissipèdes et de nombreux insectivores et carnivores installés en meute à l'ombre des mangliers et des moringas, juste au bord d'un arroyo guéable :
Lycaons au pelage bigarré (cynhyène, s), coatis bruns, musaraignes carrelet et crossopes aquatiques, martres pêcheuses, tayras ou martres à tête grise, zibelines, skun(k)s (sconse), hermines macanaises, putois marbrés, coatis bruns, visons, belettes bondissantes, pandas roux, une fouine borgne(sse), tenrecs (tanrecs), hérissons, tatous, pachyures et autres soricidés, fossas, fossanes, roselets, mou(f)fettes patagones, zorilles libyennes, blaireaux eurasiens, galidias (galidie, s), viverridés (binturongs, civettes palmistes, genettes angolaises, linsangs rayés), mangoustes, nandinies, kinkajous (potos), chacals à chabraque, dingos, ratels, grisons, racoons, fennecs, corsacs fox, dholes, goupils, renards tibétains au pelage immaculé, protèles, loups abyssins, chiens viverrins, hyènes tachetées, coyotes et autres clébard(e)s, tout ce beau monde tente de cohabiter en bonne intelligence, et certains d’entre eux, un peu trop cabots, se font parfois traiter de clebs.
La vie s'organise au sein du groupe canin, dans une incroyable chienlit ; ça halène, ça jappe, ça vagit, ça glapit, ça hurle, ça clabaude et ça s'invective dans tous les recoins. Bim ! Arf ! Argh ! Paf ! Ouille ! Bing ! nananère ! Quel petchi !
Quelques pitous colleux profitent de l'attente pour peaufiner leur scrapbook mais d'autres plus volubiles et toujours partants pour le "rif" (riffe, riffle, riflette), mettent un sacré binz. Quelle marrade ! C'est la chenoille qui se croit à la cantoche ! Taratata ! Les jeunes clabauds poupins qui ne pensent qu'à s'enjailler, se font gourmander et subissent la bronca des parents, des bouviers wallons et bernois qui, pour les faire patienter, proposent à leurs choupinets botsards des flipbooks, une partie de couyon, des chamallows, des nanan(n)es, des doughnuts (donut, s) et des chiclettes.
- Venez les p'tits vlimeux, venez les gnards !
- "ouaf, ouaf, tiguidou ! Lol ! approuvent les trublions en herbe", raboulant à toute vibure en tendant la papatte.
Une tripotée de spécimens rares dont deux zinnekes rageux (un vrai caractère de chien !) ont répondu à l'appel de leur messie, qui pour l'heure, reprend des forces sous l'ajoupa, en terminant un reste de ttoro avec un quignon de khobz rassis, un morceau de maredsous, des rousquilles à la cannelle et une rawette de lait de coco. Insensible au bouzin (bousin) extérieur, il en profite pour revoir son bestiaire (bréviaire animal) en forme de makémono (makimono), avant de laïusser. Dans cette mosaïque canine très très panachée, on compte encore :
Des lévriers afghans et leurs levron(nes), des whippets très britishs, des barzoïs russes très aristos, des sloughis arabes, des teckels hessois, des york(shires) terrier, des labri(t)s qui ne cessent de rouméguer, des malinois liégeois, des bobtails anglais marchant l'amble, des loulous poméraniens, des griffons vendéens, des brachets tyroliens, des setters irlandais...
... des huskys (huskies) sibériens, des tosas japonais, des beagles courants et pas bégueules, des cyons asiatiques, des otocyons africains, des briards, des beaucerons, des bergers anatoliens, des mastiffs trapus, des samoyèdes, des corgis gallois, des cockers, des boxers courtaudés, des corniauds abâtardis et des corniots de pure race bâtarde, des pitbulls démuselés, des goldens retrievers, des pointers, des ratiers, des leonbergs musclés, des harriers, un pinscher acajou, des malamutes alaskiens...
... Et des braques hongrois, des bichons bolonais, un patou pyrénéen, des dalmatiens, de nombreux labradors, des carlins au look atypique, des springers, des foxhounds anglais, des bulldogs (bouledogue, s) gigot(t)és, des fox, un chien viverrin, un schipperke, des épagneuls pékinois, des doguin(e)s, des sharpeis, des dobermans, des caniches, des schnauzers, des rottweil(l)ers, un danois, des chowchows, des mâtins espagnols et napolitains, des cairns , un greyhound, un griffon korthals, un chihuahua à poil long, des bassets artésiens, des westies portant le kilt, un groenendael, des shibas, des akitas, des spitz à fourrure et d’ autres fins limiers…
Parfumée au "numéro 5 de chenil", "Lacis", un colley écossais très collet monté (le chienchien à sa mémère !) et très fashion, a fait également le voyage, escortée par "Bobby", son roadie, un airedale cacochyme plus mélancolique qu'un fadiste qui aurait bien besoin d'être raguillé. (Sûrement impaludé depuis sa rencontre avec l'anophèle, ou gogeant quelque dengue locale... )
Accablée par un terrible cagnard, les aspléniums et autres fougères géantes qui pullulent alentour lui fournissent un parasol providentiel sous lequel elle peut contempler à loisir les splendides orchidées, ces fleurs zygomorphes souvent épiphytes et si bien adaptées à la canopée (orchis variés, anthuriums, cat(t)leyas, oncidiums, digitales, ophrys spéculum, vandas...) ; un voyage haut en couleur !
à suivre...
A cheval...
Les Amis d'Al (suite)
... Pendant que cette formidable colonne animale continue de vomir sans trêve son flot de fidèles, grossissant encore et encore l'essaim colossal qui gravite autour du patriarche, nos aliborons grogneurs de tête de cortège ont rejoint le groupe équin massé sous les douglas, perclus de fatigue.
Un exécrable tohubohu règne également au sein de cette communauté chevaline disparate ; ça bourrine, ça hennit et ça brait à hue et à dia, comme avant une partie de horseball.
On y trouve des zèbres bruns qui ressemblent à des couaggas, des zébrules (zorses), des shetlands, des tarpans turkmènes, des da(u)ws qui cavalcadent bruyamment, des hunters rubicans, un(e) pinçard(e), des juments alezanes et rouannes, des poneys potto(c)ks, des cob(e)s, des baudets poitevins, des frisons noirs, des poneys palominos, des mérens, des goussauts vigoureux, des hongres dociles, des camarguais, des colosses en marbre blanc dits boulonnais, un limonier souffrant d’un éparvin (épervin), des lusitaniens, un ariégois, des comtois, des aquilains, des traits percherons, des ardennais bais, des bouleux, des shires dit "gentils géants", de jolis aubères aux couleurs mélangées, des yearlings, des appaloosas, des jumpers, deux élégants steppe(u)rs répondant aux noms de Crow et Cheyenne, mais aussi des carognes qui ne valent pas pinotte (peanut), des rossinantes, des picouilles, des haridelles… et même un jumenté et un arzel !
Géronte, un bardot (bardeau) empoté, recule prudemment devant les pesades et les croupades de Pégase et Esculape, deux mustangs andalous un peu fébriles aux naseaux dilatés, qui n'ont pourtant pas le rouvieux. (sous ecsta ?!) Alerté par "Dirham amer" (un canasson caf(e)teur), le service d'ordre composé de deux roussins boulots - Bucéphale et Hypomane - intervient aussitôt pour calmer les ardeurs belliqueuses de l'étalon avant que ça ne tourne au pugilat. Lovelace (un lipizzan slovène à robe louvette), loin de ces ganacheries infantiles, exécute une courbette galante, en réponse à Isabelle, une haquenée ambleuse ultrachic et quelque peu arrogante.
Sur le reculoir, un couple paisible de moreaux (et morelles) attire l'attention juste par leur superbe pelage d'un noir luisant.
à suivre... ![]()
OARISTYS
OARISTYS. Nom féminin. Litt. présent dans l'ODS / pas d'Ana /
+ A = RASSOYAIT ; + U = SURSOYAIT / = SATORIS + Y et ARISTOS + Y) Attention à l'orthographe, le "Y" se trouve dans la troisième syllabe. Mot à rapprocher de "Botrytis" (champignon de la vigne) dont le "Y" ressort, au contraire, en deuxième syllabe.
Nf. Litt. Entretien, ébats amoureux ; idylle.
. Etymol. du grec oaristus conversation tendre, de oar, compagne, épouse.
. Titre de la première idylle du poète André Chenier.
"Une presqu'île aux draps de myrte et d'orangers pour de tendres et fabuleuses oaristys", Blas de Robes.
PS : Un moyen mnémotechnique pour se souvenir de la place du Y est de se dire que l'OARISTYS est une IDYLLE. (D'abord le I puis le Y)
Près d'un marigot...
Les Amis d'Al (suite) 
Au bord d'un marigot où la ripisylve abrite nombre de tritons crêtés, agnathes (myxines et lamproies), salamandres diverses, amb(l)ystomes, ménopomes, amphiumes, axolotls, bufonidés, xénopes, pipidés, apodes toxiques, urodèles, protées, pleurodèles, euproctes, Zoe, une très jolie rainette gravide profite du point d'eau pour faire ses ablutions, en fredonnant la "ballade du ouaouaron".
Non loin, Jack et Job un pélobate et un pélodyte lésothans n'en perdent pas une miette. Emboués jusqu'aux yeux, nos crapauds fouisseurs, subjugués et transis, épient chaque geste de leur anoure de batracien. Mais notre ranidé qui n'est pas la dernière sosotte les a repérés et se méfie du genre d'intrigue que ces deux zouaves verruqueux sont capables de grenouiller. Pas le temps d’inspecter le neuston ambiant ; dans sa hâte, elle évite de justesse une bitis rhinocéros et un bothrops heureusement ensommeillés, ainsi que Zig et Puce, deux redoutables cousines dendrobates malgaches magnifiquement colorées.
Elle se rend avec sa doula - son amie "Cécilie" - (un hylidé) chez "Doc Alyte", un crapaud accoucheur surinamais. Un rancard (rancart, rencard, rencart) très important pour nos batraciens.
Alors que Salomon, un yapo(c)k mangeur de grenouilles, s’approche en loucedé, le floc d'un pégase tire nos zigomars de leur moite béatitude…
Un groupe de crocodiliens silencieux et inquiétants semblent assoupis au soleil : des caïmans à lunettes, des crocodiles, des alligators, des gavials... Imités, à distance respectable, par de très gros lézards et pas des moins caressants, des varans malais. Leur aspect pataud ne trompe pas leurs voisins qui connaissent bien ces sauriens géants et voraces dont certains sont même qualifiés de dragons.
De nombreux chéloniens, ophidiens et sauriens, paressent au bord de l'eau :
Pléthore de tortues à long cou, des mauresques, des éléphantines, des matamatas, des serpentines, des cistudes, des trionyx épineux, des émydes...
Ainsi que des vipères pénis, des taïpans du désert, des diables épineux dits molochs, des margouillats ou geckos ou tarentes, des couleuvres d'esculape, des orvets, des scinques ocellés, des iguanes...
De véritables fossiles vivants avec la présence de sphénodons ou hatterias, des sarmates (reptiles à écailles), des agames barbus... Et encore des ophidiens avec un eunecte ou anaconda, un serpent corail, des crotales, un python réticulé, des mambas noirs et bien d'autres élapidés dissimulés dans la scirpe lacustre appelée aussi "joncs des chaisiers"... des caméléons panthère, des cobras (najas), des anolis, un boa... Tout ce petit monde endormi sous le ballet incessant des libellules.
... L'épais nuage de poussière s'estompe lentement sur les gazelles sahariennes et les oryx tunisiens ou gemsboks ; ces choutes assoiffées ont repéré le point d'eau dans cette végétation xérique et se bousculent pour se désaltérer. Des physes, des planorbes, des limnées et d'autres escargots pulmonés remontent pour respirer ou grignoter quelques plantes hydrophytes ; certains squattent les larges feuilles pédonculées d'une espèce de nélombo (nélumbo, lotus) flottant.
D’autres antilopes les rejoignent : des dibatags éthiopiens, des addax tchadiens aux cornes spiralées, des céphalophes, des oréotragues, des koudous aux robes roux pâle zébrées de rayures blanches, des bubales sable, des guibs harnachés, d’élégants impalas, des nyalas à robe zébrée, des kobs (cob, cobe) aux cornes annelées et arquées, des guérénouks ou gazelles "girafe", des nilgauts (nilgau, x) indiens, des ourébis bostwanais, des springboks angolais, des markhors himalayens, des waterbucks des savanes d'Afrique subsaharienne, des bonteboks, des damalisques kényans, des steinbocks (steenbok, s), des saïgas steppiques, des pronghorns pénis et autres gazelles diverses et trendys…
Ces cavicornes variés sont rejoints bien vite par une profusion de brouteurs. Bovidés, ovidés, cervidés, caprins et capripèdes en grand nombre cherchent tous un peu d’ombre sous les te(c)ks et les acacias, imités par une harde de cerfs élaphes et axis, leurs cousins wapitis, les cerfs hydropotes, les brebis suffolk, les bizets, les gorals, les muntjacs formosans, les saanens zougoises, les isards pyrénéens, les élands capverdiens aux cornes pointues et fortement vrillées, les cariacous et les daguets (mazamas, mazames), les élans ou orignals, les tahrs, les chevreuils, les rennes ou caribous, les okapis likasiens, les gnous namibiens, les cerfs virginiens si costeaux (costaud, e) qu’on dirait des mégacéros, les caraculs (karakul, s) ouzbeks, les pudus chiliens, les bouquetins caucasiens, les chamois jurassiens, les bongos libériens, les saolas laotiens, les chevrotains malais ou tragulidés, les takins bhoutanais, les mouflons à manchettes ou bighorns, les chèvres à bézoard, les tapirs à chabraque, ...
Un groupe d’énormes ya(c)ks tibétains forts comme des aurochs arrive brusquement dans une cohue et un brouhaha indescriptibles ; ils ne sont pas là pour vendre de la crème antiâge, c'est un ruck gigantesque, une terrible bousculade. On dirait un encierro, voire un abrivado. Paulette, une buflesse bileuse qui psychote pour sa progéniture, se hâte de regrouper ses buffletins (bufflons, nnes) et des jeunes dzos égarés, sous un proche tulipier.
Un sacré chambard, encore accentué par l’irruption massive de karbaus (karbaux, kérabau, s et kérabau, x) malaisiens (qui se demandent si c’est un pantoum ou un ghazel qu'Alcade a prévu de déclamer ?...), d'imposants gaurs et gayals, de tamaraus philipins, de bisons "buffalo", d'angus écossais, de durhams ou shorthorns, de vaches salers, aubrac, lourdaises, hereford, frisonnes, holstein ou simmental ; de koupreys cambodgiens, de tarentais(e) tunisien(ne)s, de bazadais girondins, de ndamas mbabanaises qui ne causent que le ndébélé, de zébus tibétains, de girafes congolaises avec leurs girafons (girafeau, x), de girafes réticulées et d'autres giraf(f)idés avec le même arrière-train rayé, de phaco(chère)s, de babiroussas malaisiens (malaysien, s), de potomachères africains, de sangliers nains, de porcs landrace, de rhinocéros indiens...
Splash ! Scarlatin, un hippopotame rougeaud, las du harcèlement des tabanidés, se jette avec fracas dans le point d'eau, soulevant d'énormes gerbes, tandis que deux paisibles éléphantes bobolaises s'affairent autour des rikios et des durians (durions) dont elles apprécient les fruits (mal)odorants... C'est le coin des pachydermes.
Sûr qu’après le passage de ces mastodontes, l’endroit ne va pas ressembler à un fairway !
A suivre…
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