Overblog Tous les blogs Top blogs Lifestyle
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
JEUtuil

humeur, blagapar

Max et Aimée dans les gorges du Tarn

24 Juillet 2013 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

                                          


(Si vous ne connaissez pas, je vous conseille vivement un petit tour dans ces gorges superbes.)

 

Je me souviens... de ce .... Vendredi 02 juillet 1995...  le temps passe si vite...

 Nous partions pour les gorges du Tarn avec un autre couple, Jacques et Sophie. Et sans les gosses.

  ... " Déjà vendredi ! La trotteuse martèle, harcèle le cadran sans relâche, inéxorablement. ... Grignotant chaque seconde, sans pitié, elle nous pousse vers le bord. Oh le vertige ! Et au-delà ? Au-delà, l'infini ! le mystère, l'aventure..."

- Hé chéri, t'as pensé à fermer le gaz ?!
- (hein ?!... ah merde, fais chier...) Oui, mon canard en sucre ! Je m'occupe de tout.
 Tiré de mes rêveries sans ménagement, je regarde ma montre :  H - 30.
Le départ est fixé à 18 H 30. 
19 h 16. Les voilà ! Jacques et Sophie montrent le bout de leur nez avec trois quarts d'heure de retard, comme d'hab !
19 H 30. C'est parti ! En avant la golf. 
Le trajet se déroule sans embûches, mais le temps est à l'eau, beaucoup d'eau, des seaux d'eau, des trombes d'eau, de l'eau, encore de l'eau, toujours de l'eau, ... le temps s'en va à vau-l'eau ! Pour un mois de juillet, bravo Madame météo !

...
La Malène nous accueille à 22 H. Nous intégrons le gîte.
                               

 


Samedi 03 juillet

   Après un petit dej' rapide, nous empruntons vers 10 H le sentier de la vallée des gorges, via Saint-Enimie. Un parcours sinueux, et une végétation dense, très dense. En une journée, la pluie a transformé le coin en forêt tropicale ; les herbes font 2,50 m de haut ! Les crocodiles... non, y en avait pas mais les méchantes ronces nous lacèrent les jambes et les feuilles trempées nous griffent le visage. Mais le paysage qui s'offre à nous, petits hommes minuscules, est féerique. Le fracas du Tarn accompagne chacun de nos pas sous un soleil voilé. Je suis subjugué par la flore, et la rosée rend les fleurs encore plus belles. Nous déplaçons prudemment quelques escargots égarés sur la piste.

Vers 13 H, après plus de 3 heures de marche, le très joli village nommé St-Chély du Tour nous accueille.
Après le réflexe naturel de... 2 bières bien fraîches au troquet local, et après que Sophie eut "inspecté" l'église, nous cherchons un endroit propice au "pique et au nique". (Nique au mauvais temps ! ) Parti en éclaireur, "je voltige prudemment en évitant les grenades" et foule le premier, de mon pied formidable (quand je le prends) l'espace "Ôbordelot", témoin des libations très post-pédestrales de la bande des "4", grands sauveurs d'escargots devant l'Eternel.

La beauté des lieux n'étant en rien incompatible avec la prise de l'apéro, je sors illico le ricard et deux doigts de Porto pour les filles (Oui, les filles boivent toujours "deux doigts de Porto", je l'ai vu dans les films)...
Entre les conversations informelles comme je sais les tenir, les blagues "jacquo-belges", les rebuffades sophiesques, les acquiescements et les sarcasmes féminins... nous avons droit au cocktail habituel d'un déjeuner sur l'herbe, perturbé (seulement) au dessert par la pluie.

Je m'assomme littéralement à l'entrée d'un four à pain qui nous abrite de la pluie battante. Un calva "pousseur de café" nous aide à patienter une demi-heure, immobiles et muets, engoncés dans nos ponchos.

La piste rendue extrêmement gadouilleuse par cette pissée soudaine et persistante, nous rebroussons chemin. Le retour en file indienne est prétexte à toutes les plaisanteries ; nous laissons éclater notre bonne humeur. Peut-être la perspective d'un bon café...

Le soir, nous visitons St-Enimie, village typique. Nous traînons dans quelques vieilles ruelles très proprement pavées de cailloux et par la même impropres à la circulation pédestre, même sans talons. Ca glisse !
Les boutiques de souvenirs et produits locaux ajoutent encore au charme provençal de ces ruelles fleuries qui fleurent bon la vache et la campagne. (c'est la même chose ?! ah bon ?! ) Aimée pense à immortaliser ces instants précieux sur la pellicule. 

Sur ce, direction Ribiesse, notre prochain gîte étape.
Les tenanciers d'une auberge, au demeurant accueillante (le site est splendide), nous entraînent derrière vers un garage froid et humide faisant office de gîte. Peu enchantés par la perspective de passer une nuit dans un tel endroit, nous redescendons à La malène en quête d'un abri digne de ce nom. 

Le "gîte de vendredi" affiche complet. C'est à ce moment-là que Aimée rencontre une ancienne copine de lycée qui lui refile un tuyau. (ou une vizirette, je sais plus ; entre filles....) "Un pote qui pourrait nous loger 3 bornes plus loin". Et... 'fectivement", et ça tombe à pic ! Et nous prenons deux chambres juste avant de casser la croûte.
                    
                                       
  Dimanche 04 juillet

  "...les brumes descendent sur nous tels les nuages blancs, libres et sans but ni attaches .... une certaine douceur... envahit son coeur ou son âme....  
- Sophie !?
  " ...C'est toujours une question d'émotion, et ce matin, l'émotion est là ... les nourritures célestes ..."

- Hé Jacques ! Qu'est-ce qu'elle a ?!
- ?...!
Ce matin, nous émergeons tous avec une envie folle de faire du canoë. Nous achetons à La Malène les tickets pour une descente à deux canoës jusqu'au cirque des Beaumes ; environ 7 kms, 125 F le canoë.                                           

Nous enfilons les gilets de "non noyage" et enfermons nos effets personnels dans le tonneau en plastique étanche, prévu à cet effet. Il fait (enfin) un temps superbe ! Nous, les garçons, faisons les barreurs pendant que les filles se font engueuler quand l'embarcation part "de traviole" ; c'est dans l'air du temps. (que les filles se fassent engueuler, pas que les embarc...)  

Bien que très occupés à diriger, nous n'oublions pas de jeter un coup d'oeil au panorama. L'eau verte et peu profonde fait dans les ... 22° ; pas assez pour que je plonge... 

De temps en temps, des courants perturbent les barreurs (nous !) mais Sophie et Aimée en sont les responsables, forcément. Les rires fusent, l'ambiance est bonne. Lors d'une halte, nous échangeons nos impressions et nos crèmes solaires ; les cuirs nous disent merci. 

C'est reparti, j'ai une vue imprenable sur la nuque de Aimée que... mais tout à coup, une vipère sortie de nulle part nous arrive droit dessus, la tête à 15 cm de l'eau, "ventre à flotte", déterminée. (J'ai tout de suite vu qu'elle n'avait pas l'intention de nous vendre des churros...) Dans un réflexe, (... juste un réflexe, je ne trouve pas de pléonasme intéressant) je stoppe sa course (sa nage ?) net, d'un méchant coup de pagaie alors qu'elle était sur le point d'atteindre notre canoë (pour monter à bord ?). Aimée, qui n'a pas eu le temps de réagir, ni d'évaluer le danger, se trouve plus effrayée par le bruit de ma rame frappant l'eau que par le reptile. 
C'est la première fois que je sauvais la vie de Aimée. (...)   
Nous oublions bien vite l'incident. Sophie pique une tête avant l'arrivée, imitée par ... personne.

A l'arrivée justement, le réceptionniste nous apprend qu'à bord de l'embarcation légère (et à moteur) que nous avons croisée à mi-chemin, avait pris place Madame "Jackie Onassis", Jacqueline Bouvier pour sa mère, accompagnée par deux messieurs à forte carrure. Et maintenant qu'il le dit... je me souviens de cette personne portant un foulard noir sur la tête... et la tronche patibulaire des gus accompagnateurs...

Que d'émotions ! Là-dessus, Jacques sort l'apéro et je mets le rosé à rafraîchir dans la rivière...

Le beau temps a repris le dessus , nous profitons pleinement des quelques heures qui nous restent...
   
          Maxime Pontelouse 
         
   à suivre...                        undefined
    

Lire la suite

Anastasie et Delphine

6 Juillet 2013 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

Anastasie et Delphine

Quelques aphorismes sur un thème commun. Je vous laisse parcourir ces "bons mots" ; trouverez-vous le mot caché avant le dernier dicton ? (Je vous livre une indication avec le titre de cet article)

 

- Cadeau de janvier, ...... de février.

- L' ...... est fille du bienfait. (Henri Murger)

- Le bien a pour tombeau l'...... humaine. (Alfred de Musset)

- C'est une vile ...... de ne rendre avec promptitude.

- La suprême bassesse de la flatterie, c'est d'encourager l'...... . (Victor Hugo)

- Souffle,  souffle vent d'hiver ; tu n'es pas si cruel que l'...... de l'homme. (W. Shakespeare)

- L' ...... est composée d'égoïsme, d'orgueil et de stupidité. (René Descartes)

- Il faut bien du courage et de la modération pour soutenir l'...... de ceux qu'on aime.

 

      Alors, vous avez trouvé ? Même si j'ajoute qu'il ne faut "pas donner vos perles aux pourceaux" !?

 C'était .... L' INGRATITUDE

Pourquoi est-ce que je vous parle d'ingratitude ? Parce qu'elle est, hélas, cruellement d'actualité.

... Les psys l'affirment, nous avons besoin d'un minimum de reconnaissance, d'un minimum de gratitude. Il n'y a rien de mal à cela. Ce besoin est sain et respectable ; il est le garant de relations saines et équilibrées. C'est grâce à ce besoin que nous sommes capables de développer en nous la capacité de donner et d'aimer...

Quant à l'indice dans le titre :

Vous aurez peut-être pensé à "Anastasie de Restaud" et "Delphine de Nucingen",  les deux filles du "père Goriot" (d' Honoré de Balzac). Il les adore et se ruinera toute sa vie pour ces ingrates qui, menant grand train, lui réclameront de l'argent sans répit. A sa mort, sans le sou, elles refuseront de payer pour son enterrement...

  

   Kaktus

Anastasie et Delphine
Lire la suite

La pluie, écho d'un autre monde

30 Avril 2013 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

La pluie, écho d'un autre monde

30 avril 2013. Il pleut. Journée tristoune diront certains...

Une pluie fine et dense mouille la ville sans discontinuer depuis ce matin de bonne heure. Elle a rafraîchi l'herbe et les massifs de fleurs mais elle a aussi tellement assombri le ciel qu'on se croirait au meilleur de l'automne. 

Dehors, les piétons se hâtent, engoncés dans leurs vêtements trempés ; certains zigzaguent pour éviter les flaques, le parapluie collé au corps. Le surplus d'eau sur l'asphalte étouffe le bruit du train de roulement des véhicules qui passent en soulevant des gerbes et en laissant derrière eux de larges sillons d'écume. Demain, on se réveillera pourtant au mois de mai.

Après le déjeuner, je sors pour profiter moi aussi de cette pluie incessante et providentielle ; je vais faire l'"escargot".

Le fond de l'air est frais mais abrité dans mon ciré, je me délecte du "plic, ploc" des fines gouttelettes qui fait écho sous ma capuche. Outre le vacarme des autos, j'entends les gouttières qui vomissent leur trop-plein et les arbres qui pleurent de joie ; je perçois aussi çà et là le doux murmure des rus improvisés qui filent le long des trottoirs. C'est délicieux. Une invitation à la rêverie et à l'introspection. Enfant déjà, maman me fâchait  quand je traînais sous l'averse : "couvre-toi, tu vas attraper du mal !" Du mal, sous la pluie ?! Quel doux leurre ! Victor Hugo disait que "la mélancolie, c'est le bonheur d'être triste". Peut-être, mais je ne suis pas triste et j'aime la pluie. J'aime l'écouter et la sentir ou plutôt humer les odeurs qu'elle laisse derrière elle. Je la laisse m'envelopper de son cocon d'insouciance et soudain je suis un autre, je me transporte dans un autre temps. Elle me fascine littéralement, me rassure, m'apaise...

   

      Kaktus

Lire la suite

Blagues à part (2)

20 Novembre 2012 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

 

lol-copie-1.gif

 

 

21- Un couple chez leur psychiatre.

 " Docteur, mon mari ne rit plus jamais !" L'homme en convient. "Oui, j'ai perdu le sens  de l'humour :  On revient de voyage et ma femme a perdu son portefeuille et ses cartes de crédit... !" "La même chose est arrivée à ma femme, dit le psychiatre. On lui a volé ses cartes bancaires. Mais je n'ai pas encore fait la déclaration parce que je me suis aperçu que le voleur dépensait moins qu'elle."

L'homme a ri. Pas sa femme.

 

22- Deux chasseurs.

Deux chasseurs marchent en forêt. Soudain, l'un deux s'écroule et semble ne plus respirer. L'autre sort son téléphone portable et compose le numéro des urgences. "Mon ami est mort" dit-il à l'opératrice. Elle répond : "détendez-vous, nous sommes là pour vous aider. Avant tout, vous devez vous assurer qu'il est bien mort." Au bout de quelques instants de silence, elle entend un coup de feu. L'homme revient en ligne. "C'est fait, et maintenant ?"

 

23-Belle mort.

"Moi, je voudrais mourir comme mon grand-père, pendant son sommeil. Il n'a rien senti. Ca, c'est une belle mort ! C'est pas comme mourir en paniquant, en gesticulant et criant comme tous les autres dans sa voiture"...

 

24- Une bonne journée.

   Une femme regarde les résultats du loto et s'aperçoit qu'elle a les 6 bons numéros. Bingo ! Folle de joie, elle crie par la fenêtre à son mari qui est de l'autre côté : "chéri, grouille-toi, on a gagné au loto" ! L'homme saute de joie, traverse la route en courant, un camion passe et l'écrase. La femme, qui a vu toute la scène :

- Oh putain ! quand la journée est bonne, elle est BONNE !!!

 

25- Blonde au bar.

    Une blonde raconte à sa copine... J'étais au bar, hier, quand j'ai réalisé qu'il fallait désespérément que je pète. La musique étant très forte, j'ai synchronisé mes pets au son de la musique, et après deux chansons je commençais à me sentir mieux. Tout en finissant mon café, j'ai remarqué que tout le monde me regardait... et là je me suis souvenue que j'écoutais mon MP3...

 

...

Lire la suite

Je suis collectionneur et je me soigne...

5 Mars 2012 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

 

Psychorigide ou monomaniaque ?

Ni l'un, ni l'autre !    affirmatif.gif

 

Mais je suis volontiers... philatéliste, numismate, placomusophile, mnémophile, saponiphile, buticulamicrophile, bédéphile, billettophile, capsulophile, cephaloclastophile, tégestologue, copocléphile, discophile, enumérophile, glycophile, cocoframophile, bibliomane, ludophile, philuméniste, pyrophile, télécartophile, héraldocommunophile...

    Que dit le psy ? ...Des frustrations dues à un manque d'amour durant le petite enfance... La plupart du temps, les plaignants trouveraient refuge dans la pratique à outrance d'un sport, dans l'alcool, dans la pratique d'activités dangereuses, dans le jeu... ou (et) sont collectionneurs.

  J'ai suivi un parcours semblable et je suis ce collectionneur indécrottable.

  Suis-je ce frustré, ce passionné, cet éternel insatisfait ?  Tous ces objets qui m'entourent, seraient autant de substituts aux frustrations passées, et face à mon anxiété, ils auraient une fonction réparatrice, palliative ?... Faut voir...

Et vous, quel collectionneur êtes-vous ?

 

  Max

 

ligne-2-043-copie-1.gif

Lire la suite

L'éclipse. Attention les yeux !

25 Janvier 2012 , Rédigé par Max Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

  soleil-04-1--copie-1.gif

  En attendant la fin prévue ce 21 décembre prochain, je voudrais vous parler d'un phénomène étrange et passionnant que j'ai vécu il y a une dizaine d'années (déjà !) :

 

                                                           L' Eclipse de soleil.

 

D'abord : Mode d'emploi.

Lors d'une éclipse de soleil, la lune passe devant le soleil et son ombre rencontre la terre. Alors, dans une zone étroite, aucun rayon de soleil ne parvient sur Terre. La lune cache entièrement le Soleil et il fait nuit en plein jour. C'est cela, une éclipse totale de soleil.

Autour de cette zone, dans une zone d'ombre plus large, certains rayons du soleil rencontrent notre planète car la lune ne masque qu'une partie du soleil. C'est une éclipse partielle.

                                                                                 ligne-epee.gif

La dernière visible en France... C'était au mois d'août 1999... Je m'en souviens, les gens parlaient également d'un mauvais présage, de maléfices, de jeter toutes les belles-mères responsables par la fenêtre, de la fin du monde...

... Une éclipse totale de soleil sera visible en France métropolitaine ce mercredi 11 août 1999 à 12h 16 précises, et la traversera en un quart d'heure. Sur une bande de 110 km de large, en gris foncé sur la carte, l'éclipse sera totale. Le soleil sera entièrement masqué pendant 2 minutes et 19 secondes ! En dehors de cette bande, l'éclipse sera visible mais ne sera que partielle. 

Depuis plusieurs semaines, tout le monde ne parle que de cela. La presse se déchaîne : "cache-cache céleste, le soleil a rendez-vous avec la lune"... Préparez-vous à vivre la dernière éclipse de soleil de ce siècle...

Août 1999 :

Nous sommes en vacances dans le pays languedocien avec les marmots et papy-mamy, comme prévu.

Ce samedi 7 août, un mini cyclone s' est abattu sur Palavas, causant de nombreux dégâts dans les campings avoisinants. Par chance, notre camping semble avoir été épargné.

Pour couronner le tout, Paco Rabanne prédit la chute prochaine de débris de la station Mir dans la région parisienne et dans le Gers. Charmant... Sortez couverts !

En attendant, nous prenons possession pour une quinzaine de jours de notre villa en bois, bien abritée sous de grands arbres... 

Pour voir l'éclipse, il est indispensable de se munir des lunettes spéciales. Mais les pharmacies ont été dévalisées et les réserves sont épuisées. Reste les buralistes. Certains magazines sont vendus avec des lunettes. Mais là encore, elles sont presque introuvables.

Mardi 10 août :                

A J-1, on ne nous parle que de l' incontournable éclipse. Arte lui consacre même une soirée spéciale.

L'histoire suit son cours. Depuis toujours, éclipse après éclipse, les peurs reviennent. Certains s'en amusent et d'autres rédigent leur testament. D'autres encore, en profitent pour se faire un peu de pub et enregistrent des bénéfices substantiels car les fameuses lunettes sont vendues entre 1 et 5 euros en moyenne.

Mercredi 11 août :   meteo.gif

jour J. L'éclipse tant attendue ne constituera pas pour nous au sud du pays le spectacle extraordinaire tant promis ; pour cause de ciel voilé et la météo n'est guère optimiste. Mais nuages ou pas, protégeons nos yeux, n'oublions pas les fameuses lunettes !

Pendant des millénaires, la disparition du soleil derrière la lune a effrayé les hommes. Aujourd'hui, c'est une fête. C'est également le jour où, selon le couturier-voyant que les gens d'ici nomment gentiment "le barjo", des fragments de la station Mir doivent s'écraser sur le Gers. Dans le département, on en rit et les gens s'apprêtent à célébrer avec humour l'événement.

A midi, tout le monde a le nez en l'air, un ricard à la main (ou un coca). Bien sagement, les enfants scrutent le ciel, les lunettes bien ajustées... Au bout de cinq minutes à garder le nez en l'air , on attrape mal à la nuque et rien ne se passe. Mais, la pétanque et l'apéro pourront reprendre car le ciel ne nous est pas tombé sur la tête. C'est déjà ça.

Les journaux titreront : Pendant deux minutes inoubliables, le nord de la France a été plongé dans l'obscurité totale... Quand aux sudistes, ils n'auront eu droit qu 'à une éclipse partielle.

Le phénomène céleste aurait été observé de l'Amérique à l'Asie avec enthousiame. Les premiers ont été les habitants de l'archipel français se Saint-Pierre-Et-Miquelon, au large du Canada, à 06 H 47. Neuf pays européens situés dans la zone d'éclipse ont successivement connu brièvement la nuit en plein jour ; l'Angleterre, puis le nord de la France, le Luxembourg, l'Allemagne, l'Autriche, la Hongrie, la république fédérale de Yougoslavie, la Roumanie e la Bulgarie. La bande de totalite - où le phénomène était visible à 100% - a traversé ensuite la Turquie, l'Irak, l'Iran, le Pakistan avant de disparaître en Inde.

Au total, le cône d'ombre, se déplaçant à la vitesse de 2 800 km/h, a parcouru 13 000 km en un peu plus de 3 H30.

Vos prochaines destinations "vacances éclipse" sont :

Le Maroc en 2055, les îles machin en 2011, le Pakistan en 2026 et chez ma tante au Zimbabwe en 2049...

Que l'embarras du choix. Et attention de ne pas glisser sur les peaux de Rabanne...

 

 

                      Kaktus

 

ligne-2-043-copie-1.gif

Lire la suite

Dur d'être un cochon...

29 Juin 2011 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR


  Une blagounette :             


Un fermier trouve son cheval malade. Il fait venir le vétérinaire. Ce dernier lui dit que le cheval est infecté par un virus et qu'il va prescrire un remède. Si le remède n'a pas agi dans les trois jours, il faudra abattre le cheval pour éviter d'infecter les autres animaux.

Le cochon de la ferme, qui a tout entendu, va trouver le cheval et lui dit :
 « Fais un effort, lève-toi »
 Mais le cheval est trop malade.
 Le deuxième jour, même chose, le cochon dit au cheval :
« Fais un effort, lève-toi ». Mais le cheval est encore trop malade.
Le troisième jour, le cochon dit : « Fais un effort, lève-toi, sinon ils vont t'abattre aujourd'hui. »

Le remède n'a toujours pas fait d'effet, mais dans un dernier sursaut, grâce aux conseils du cochon, le cheval arrive à se lever devant le fermier et le vétérinaire.
Le fermier, tout content, dit :
« Pour fêter l'événement, on va tuer le cochon ».


 Je vous laisse cogiter sur la morale de cette histoire... 


                        

Lire la suite

Dictée à la Manad

24 Janvier 2010 , Rédigé par Emmanuel Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

...  L'orthographe comme thème de soirée, voilà ce que j'avais imaginé un soir en 200... pour amuser mes convives, composé(e)s par les enfants et des "pièces rapportées". (je les embrasse)
A cette occasion, j'avais concocté, à la façon de B. Pivot, une petite dictée truffée de "bons" mots bien piégeux. J'en connais qui, pour une fois, ont regretté l'arrivée du dessert...
                      pensif456.gif
                                           

                               Les olympiades chez Max et Aimée

   

 

               Je vous le dis sans ambiguïté, ne vous fiez pas effluves embaumés des sauces d'Aimée ; ce dîner beaumontois, placé sous le double signe du jeu et de la bonne humeur, devrait tout autant flatter vos papilles qu’exciter votre ludisme.

-  Dictée et dictature, même étymologie ! me direz-vous.

Certes, elles sont l’une et l’autre le résultat de lois tyranniques et autres décrets autoritaires auxquels nous devrions nous plier comme de bons citoyens. Mais, chattez à votre aise ! Nous savons tous aujourd’hui que l’orthographe n’est pas indispensable à la réussite sociale.

Avec l’ouverture des frontières de l’Europe et l’américanisation progressive, les puristes se sentent confusément menacés dans leur identité culturelle et se mettent à chérir le trésor hérité de leurs ancêtres. La langue. Si fragile devant l’omniprésence de l’anglais, ne ressort-elle pas comme l’une des pierres précieuses de notre patrimoine en péril ?!...
Le jeu pour préserver la langue, voilà ma gageure.

Jouons donc ! Et tchin ! Tiens, Riri amateure de bons crus gouleyants, qui l’eût cru ?! 

Ce soir, ni cuisseau de veau, ni cuissot de chevreuil, encore moins de chicons ravigote ; le maître queux que nous avions prévu a une crise d’eczéma et Max remplace au pied levé le sommelier grippé. Bon… C’est donc Aimée qui s’y colle ; d’aucuns trouveront l’alternative plaisante. La « chef(f)esse en chef » de la maison, qui n’est pas à l’affût d’éloges dithyrambiques, nous a préparé des filets d’agneau, des faux-filets de bœuf, des saucisses toulousaines et des sauces dont elle a le secret (Max le gâte-sauce s’occupait à l’ordi). Avant de nous remuer les méninges avec un « trivial pursuit effréné»,  (Fifi, comme à son habitude, nous réclamera un scrabble en blitz), faisons honneur à cette fondue conviviale (et bourguignonne au demeurant) en attendant l’homélie … euh non, les nourritures intellectuelles si ardemment attendues par Loulou.

    Ah les mots ! « Ils ont la bougeotte », nous confiait B. Pivot ; « toujours prêts à s’égailler dans la nature comme des étourneaux »... Ce soir, nous avons également le droit à l’onomatopée, aux verbes et adjectifs obsolètes, aux substantifs caducs, enfin tout le vocabulaire détonnant ou drolatique de la rue, et jusqu’à plus soif.

Tchin !                           

 

          (Vous aurez noté au passage, les "difficultés" repérées en italique)

 

                  Kaktus                                                                                             daffy0125.jpg

Lire la suite

Aventure du XXème siècle / Briquets légalisés

4 Janvier 2010 , Rédigé par Emmanuel Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR


Autre époque, autres préoccupations...

    ca-va-pas-la-tete.gif        30 décembre 1910. A dater de ce matin, les briquets au ferro-calcium sont naturalisés français, c'est-à-dire frappés de taxes. Tous les briquets que nous achèterons seront revêtus d'une estampille soudée et apparente, de 2 à 5 centimètres de longueur sur 5 millimètres de largeur, qui attestera le paiement de l'impôt de deux francs.
La nouvelle loi rappelle que la simple détention de briquets non soumis à l'impôt entraînera une amende de cinquante francs.  


                               

Lire la suite

Max et Nina au Cézallier

12 Décembre 2009 , Rédigé par Kaktus Publié dans #HUMEUR, BLAGAPAR

  ... 29 juillet 1996
 (la vie de ces pauvres bêtes)

     ... Nous voilà sur la route, dès 09 h, destination le parc animalier de Ardes sur Couze. Dans la voiture, nous avons embarqué le pique-nique et les enfants, Riri, Fifi et Loulou.  
Durant 2 bonnes heures, nous arpentons les allées du parc et l'aire de jeux.
Beaucoup d'animaux attendent là de mourir d'ennui ou de sécher au soleil pendant la sieste. Que peut-t-on bien attendre, enfermé, parqué de la sorte ?!
Les loups décatis n'ont pas voulu révéler, par pudeur animale sans nul doute, où mammy R... les avait mordus lors de sa dernière visite. Mystère et boule de viande.

Les loupiots se sont, certes bien amusés, ils ont trouvé ça "cool".
Ils n'avaient encore jamais vu de si près les "chalumeaux" (dromaludaires à deux bosses), les cochons du Viet Nam qui ont expliqué à Riri comment ranger sa chambre, des chauves-souris la tête en haut (du yoga sans doute ?...), des lions dormeurs d'Afrique, un tigre sibérien faisant sa sieste et bien d'autres félins somnolents.
- Dis papa, pourquoi ils dorment tout le temps les félins ?! 
- ...
- Oh, ça fleure bon le fennec par ici !

Les enfants resteront un long moment à converser à travers les grilles avec une tralée de singes braillards et bondissants. D'autres bestioles dites exotiques circulent librement dans le parc qui s'étend sur une superficie de 25 hectares ; des cygnes, des canards, des ours, des oies, des cervidés, des camélidés... 400 animaux au total, magnifiques. Et prisonniers.
Pauvres bêtes...

              Max     

Lire la suite
<< < 1 2 3 4 5 6 7 8 9 > >>