humeur, blagapar
Max et Aimée en Andalousie
01 mai 1998.
... "En mai, fais ce qu'il te plait", dit le dicton. Et pourquoi pas une petite virée en Andalousie ?!
Avant que mon Aimée ne prenne le temps de réfléchir, nous sommes déjà aux portes d'Aranjuez, à deux pas de Madrid. Une ville superbe, avec des monuments et encore des monuments ; une ville quasi faite pour le touriste ! En revanche, déjeuner avant 14 H 00 n'est pas chose facile. Trop tôt ! Nous en faisons les frais au "Quid", notre première étape, un "restaurante" où le "con (de serveur) sert tôt" en faisant la gueule. Bon, le "bacalao" passe bien et le vin rouge itou, on n'a pas tout perdu. Sans compter que la cité vaut le coup d'oeil...
Après cet intermède, nous poursuivons notre route vers le Sud.
"Welcome et Olé" ! Nous dit Seville qui nous accueille à l'heure de la "feria". La pension "Sanabria" nous loge à 15 kms de la capitale andalouse et l'on peut s'estimer heureux en cette période.
Les Espagnols ont l'habitude dès les beaux jours de laisser les portes de leurs maisons ouvertes ; l'occasion d'exhiber fièrement les azulejos typiques et les fers forgés joliment ouvragés dans les antichambres de leurs patios fleuris. D'emblée, on remarque l'empreinte arabe au niveau de l'architecture ; superbe ! Le "coliseo", la Giralda, la cathédrale "Santa Isabel" et tant d'autres beautés nous transportent dans un monde insoupçonné (surtout pour Aimée) à 1500 kilomètres de notre terre auvergnate. Le Guadalquivir sépare la ville en deux parties distinctes, de l'autre côté se trouve le quartier gitan, et la feria.
Notre quête des fameuses tapas dans les ruelles fleuries et ombragées, nous mène dans le barrio "la Cruz". Nous prenons un pot au comptoir, ça amuse beaucoup Aimée ; le "camarero" inscrit les commandes à la craie directement sur le zinc. Le vin blanc, excellent, est nommé "fino" par ici. Toutes ces tapas offertes, alignées sur le comptoir, on voudrait les goûter toutes ! Les "raciones", plus copieuses, nous remplissent l'estomac et nous donnent peut-être, les forces nécessaires pour la marche forcée qui nous attend. Le soleil est omniprésent, et s'il n'y avait pas ce petit vent vif, ce serait parfait.
Quelle végétation ! Avec tous ces palmiers, on se croirait au Maroc. Là, pas de gondoles, mais des promenades en calèche ou en bateau sur le Guadalquivir. La feria a attiré beaucoup de touristes comme chaque année, il n'est pas rare de croiser des groupes en voyage organisé menés par des guides.
02 mai 1998.
Nous pénétrons dans le site de la feria.
Celle-ci s'étire sur plusieurs hectares ; il est difficile de tout voir, nous ne savons quel itinéraire emprunter. La fête bat son plein. Nous croisons des attelages soignés et très colorés tirés par les fameux chevaux andalous superbes, et menés par des messieurs en costume strict et chapeau "haut de forme"... De nombreuses femmes et enfants portant le costume traditionnel sévillan, chantent et dansent dans les "casetas". Ces casetas qui rivalisent de beauté pour gagner le premier prix. Les cavaliers ont fière allure avec leur costume et leur sombrero ; ils font exécuter à leur monture des allures particulières, comme à la parade. La fête foraine est également présente avec ses attractions habituelles et de nombreux stands nous permettent de siroter un "fino" ou d'avaler vite fait une "cerveza" bien fraîche. Quelle débauche de couleurs ! Nous progressons dans une foule bigarrée ; ça parle anglais, japonais, italien, français...
Aux alentours des arènes de Séville, j'obtiens (au noir, car les billets sont tous vendus paraît-il) deux entrées à 5000 pesetas l'unité. Je n'ai jamais assisté à une vraie corrida et depuis le temps qu'Aimée en rêvait...
Pour 5000 pesetas, nous sommes relativement bien placés mais en plein soleil (faut pas rêver !)
18 H 00. Dès le début, on se croit revenu aux jeux du cirque tels que nous les montrent les péplums italiens. Au programme de ce jour, 6 taureaux ont été choisis pour leur combativité (des bravos) dont le poids varie de 512 à 597 kilos de muscles. Ouf ! Parmi les toreros, on nous vante (sur les prospectus) Miguel Baez dit "Litri", Jesulin de Ubrique et Pepin Liria, accompagnés comme il se doit par toute leur clique de picadores, et banderilleros. Nous avons un soleil de face, ce qui ne va pas améliorer les photos. Sur les gradins en dur, nous sommes un peu entassés (pas question d'aller faire pipi).
Les arènes sont combles. C'est parti.
Un taureau furieux fait irruption sous les clameurs de la foule. Il se retrouve seul sur ce sable rougeâtre et pourtout il rue, cabriole et encorne violemment un ennemi invisible comme s'il venait d'avaler un excitant. C'est alors que les picadores font leur entrée sous les quolibets d'un public qui devient très vite hystérique. Leurs chevaux portent des protections en toile de jute semble-t-il, qui descendent jusqu'aux jarrets, et des oeillères. Le picador, lui, est en costume traditionnel ; il tient une longue pique.
Le taureau se jette sans attendre sur les chevaux qui décollent parfois du sol sous les coups de cornes ; les picadores les repoussent en leur enfonçant profondément leur pique à hauteur de l'épaule. Très vite je prends peur pour le cheval, mais apparemment, la protection remplit son office et les cavaliers savent mener leur monture. Le taureau, maculé de sang, voit sa rage décuplée par la douleur.
Les picadores dont le travail consiste, on le suppose, à fatiguer la bête, restent trop longtemps à mon goût et au goût du public ; ils sortent enfin, sous les huées.
Viennent alors les banderilleros qui exécutent quelques pas de danse rapides pour planter leurs banderilles sur le dos du taureau qui paraît déconcerté, face à ces frèles "danseuses" virevoltantes et inaccessibles . Il reprend son souffle de temps en temps, ne sachant plus où donner de la corne. Ces banderilles ne doivent pas lui faire beaucoup de mal après les piques, au mieux l'exciter davantage.
Les banderilleros s'effacent pour laisser place (enfin) au boss, au torero, moyennement applaudi, comme si le public se souvenait de sa dernière (mauvaise ?) prestation. Avec sa cape, il exécute un savant travail d'esquive qui fait tourner le taureau (un peu plus) en bourrique. Ce dernier commence à tirer la langue, et parfois se désintéresse de la "ballerine" insaisissable qui le harcèle comme une grosse mouche colorée. Le torero est maintenant obligé d'aller au devant de la bête, d'autant que le public n'apprécie pas la non combativité du taureau.
Pour une première, nous en prenons plein les yeux : des costumes d'une luminosité incroyable, des couleurs superbes, une chorégraphie originale et déconcertante ... Une réelle et vibrante émotion.
Visiblement, le public ne montre aucune indulgence, bien au contraire, ce qui oblige le torero à prendre des risques inconsidérés.
La seconde prestation (même scénario avec un taureau vite usé...) est encore moins du goût du public qui manifeste bruyamment ; les quolibets fusent :
- Amène-le au milieu qu'on le voit !
- Achève-le au revolver tant que tu y es ! ...
Ce dernier "toro" ne sera pas tué mais raccompagné par les vachettes vers la sortie et sûrement vers l'abattoir... l'histoire ne le dit pas. Le torero, lui, se dépêchera de filer sous les sifflets et en se protégeant la tête des jets de coussins et autres. Parole !
...
Arrive Pepe Liria. Un fou ! A genoux, il attend le prochain taureau 20 m face à la sortie, avant toute intervention des picadores ou banderilleros. Le taureau se rue sur lui sans hésiter ; le kamikaze évite la corne de quelques centimètres d'un pas chassé (il est à genoux). C'est le délire dans les gradins ! Pendant une demi-heure environ, il va prendre tous les risques et "se faire aimer" du public. Il va passer tellement près qu'il sera déséquilibré à deux reprises et son costume terminera ensanglanté (du sang de la bête). Au final, on lui permettra de couper une oreille à cette pauvre bête, et sortira sous les acclamations. Pour un peu il signerait des autographes avant de s'éclipser en serrant les fesses...
... C'est tout de même très violent, et je dois dire, un peu déroutant. Ce ballet aux couleurs flamboyantes durant lequel le torero flirte lascivement avec la bête ; une danse pleine de sensualité sur le fil du rasoir. Du grand spectacle, certes, mais pour amateurs. Au delà de l'émotion, la culture taurine participe à la pensée, à l'identité d'un peuple. C'est l'Espagne.
03 mai 1998.
Après ces émotions, Ronda, qui possède également un riche passé taurin, nous reçoit vers 11 h 30. On supporte bien son blouson ; faut dire que la ville culmine à 750 m d'altitude. Une belle animation règne dans ce patelin très lumineux et luxuriant ; de nombreux cars vomissent çà et là leurs retraités.
Pendant que les anciens, tremblants de froid, s'extasient en "Deutche" et en "Rosbif", nous cherchons un hôtel. Et très vite nous jetons notre dévolu sur l'hôtel-restaurant des "frères Macias" dans la rue Pedro Romero (un torero bien sûr). A la bodega des frangins, nommée "la verdad", nous refaisons le plein de tapas et fino pendant que la télé nous sert de la corrida, et en direct.

La pluie fait son apparition et justifie une petite sieste avant la visite incontournable des fameuses arènes. Notre chambre au dernier étage dispose d'une terrasse dont nous ne profiterons sûrement pas car l'orage gronde déjà...
A l'entrée des arènes, une statue rend hommage à "Manolete" qui mourut en 1947 à Linares.
C'est fait ! Nous connaissons désormais les plus célèbres arènes du monde. Nous foulons prudemment le sable pendant que les toros n'y sont pas. L'endroit dégage un curieuse impression, quelque chose de magique... Pour les photos, Aimée fait la vachette ou la torera pendant que j'inspecte la "sombra alta", (ombre haute) le meilleur endroit (et le plus cher) des gradins.
Les nuages vont et viennent sous les assauts d'un vent désagréable ; la pluie a cessé mais si la température continue de chuter, on devra se réfugier... à la bodega.
Nous pénétrons dans le musée taurin de Ronda. Riche en "trajes de luz" de toutes les couleurs, il regorge également de peintures et dessins historiques dont certains de la main du grand maître Picasso. On aperçoit sur ces représentations que parfois (c'est pas si rare) le taureau gagne (coupe-t-on les oreilles du torero ?) ; ce fut le cas avec "Curro Guillen" que l'on voit se faire encorner en peinture. La tauromachie, une aubaine pour les "noircisseurs" et amateurs de pellicule.
Ronda, une très jolie ville construite sur une butte à moins de 100 kms de la mer face à l'Afrique et à 1800 kms de Clermont-Ferrand. Les figuiers géants attirent notre oeil non exercé. Nous avons une sacrée vue sur les oliviers à perte de vue et sur de lointaines montagnes. Les rues de ce patelin sont curieusement très propres, ce n'est pas toujours le cas en Espagne. Ils devaient savoir que l'on venait ; pas de chiens dans les rues, donc pas de déjections, c'est mieux pour les espadrilles bleues d'Aimée qui sort, qui dîne et qui dit qu'il pleut. Encore ?! Vite, rentrons, les tapas nous attendent à l'intérieur, me susurre-t-elle avec une oeillade coquine.
Le soir, nous dégustons quelques spécialités : Gaspacho, rabo de toro, riz au lait...
Le mauvais temps persiste. Le tonnerre et la pluie nous tiendront éveillés une bonne partie de la nuit, mais ce seront des instants magiques que je n'oublierai pas de sitôt...
05 mai 1998.
Cordoba. Avant de rejoindre Cordoue, nous faisons une petite escale à Montilla où nous achetons du vin dans une bodega.
Impossible d'ignorer le concours populaire de patios fleuris ; ils ont placardé des pubs partout.
Les patios cordouans. Une tradition qui remonte à l'époque romaine et qui atteindra des sommets de splendeur à l'époque musulmane. Comment je le sais ?! Eh je l'ai lu, pardi !
Le concours existe depuis 1918. Chaque année, durant le mois de mai, Cordoue explose par sa lumière, ses couleurs et ses parfums. Plus de 150 patios témoignent de l'identité des quartiers et de ses habitants. Le printemps éclate et la ville revêt son habit de gala pour l'occasion. La cité renferme dans ses patios l'essence d'un mode de vie méditerranéen... Nous arpentons la ville et découvrons la cathédrale, les abords de la "petite mosquée" la Mesquita, la plaza de la Corredera, immense place du marché parsemée de briques rouges ; on dirait une arène rectangulaire.
Au hasard d'un ruelle, nous tombons sur les phases de sélection du 15ème concours international de flamenco, chant et danse. Pendant 2 heures, nous profitons de l'aubaine et d'un spectacle d'une qualité rare. Je suis notamment subjugué par le timbre de voix de "Laura Galvez" !
Au restaurant "El Potro", Aimée se remet de ses émotions devant une cerveza bien fraîche avec des "aceitunas".
Nous réintégrons notre hôtel "Los Arcos" qui possède un patio de toute beauté, envahi d'arbres et de plantes en pôts...
06 mai 1998.
Andujar est notre dernière escale. A 50 kms au nord de Cordoue, l'hostal "Botijo" propose aux touristes de goûter les recettes familiales andalouses riches en produits authentiques de la sierra et autres mets délicieux préparés dans la plus pure tradition "andujenia". Nous avons réservé à l'hôtel Don Pedro, situé dans le centre de la cité. L'hôtel tout confort est d'abord remarquable par son architecture. Une décoration andalouse rehausse le standing de l'édifice, des pots de géranium et des plantes grimpantes rafraîchissent l'air de la terrasse et nous rappellent encore une fois une des manifestations artistiques les plus populaires d'Andalousie : le patio.
07 mai 1998.
Comme chaque année, les "andujenos" célèbrent la "virgen de la cabeza". A cette occasion, outre le fameux pèlerinage (que certains terminent à genoux), la ville est enguirlandée durant une semaine au cours de laquelle les touristes (surtout) espagnols vont affluer de tout le pays. Lors de notre visite, nous découvrons de jolis "paseos" et des fontaines superbes.
Nous dégustons des tapas pour "trois francs six sous" dans une cafétéria déserte car c'est l'heure de la sieste ; seule la télé nous accompagne en diffusant des extraits (très déshabillés) du festival de Rio. Pour digérer, nous faisons une petite promenade (à l'ombre) qui passe par le marché couvert et la "calle ancha n°5".
La route qui mène au sanctuaire de la vierge est toujours aussi tortueuse mais avec moins d'ornières que la dernière fois (pft... des lustres...). Apparemment, les gorets qui nous ont précédés, ont tout salopé. Les immondices jonchent le sol, partout, c'est dégueulasse !
De là haut, nous avons une vue imprenable sur la sierra et le parc naturel. Un car de vieux squatte un troquet au pied du sanctuaire. Ca danse et ça chante jusque dans la rue au rythme de la musique... nous reprenons la route...
Maxime Pontelouse
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Besançon / Micropolis

C'était au tour de la Franche-Comté d'accueillir ce 33 ème championnat de France dont l'organisation revient à Marie-Claude Cornut. 800 participants ainsi que les arbitres-organisateurs se sont retrouvés au grand hall de Micropolis, dans la jolie ville de Besançon.
Le soleil a largement brillé durant ces 3 jours, une aubaine en ce début mai.
Après la très belle performance d'Eugénie Michel qui remporte la coupe de Vichy (1ère femme à gagner l'épreuve en 33 ans de compétition), c'est au tour d'Etienne Budry d'être le 33ème vainqueur du championnat national. S'entraîneraient-t-ils ensemble ?! (...) Il devance assez largement Fabien Fontas et Florian Lévy.
Au blitz, Antonin Michel refait surface et remporte brillamment l'épreuve en topant 2 ou 3 parties sur les 4, devant Franck Manniquant.
Le hasard a voulu des parties relativement difficiles dans l'ensemble, avec 24 scrabbles équitablement répartis. Le 1er coup a donné le tout 1er scrabble qui en a surpris un grand nombre, et y compris Florian Lévy qui n'aura pas démérité puisqu'il finit malgré cette faille à la 3ème place : ROUETTE (branche fine servant de lien), une solution unique qui prenait 44 points au sous top.
Par la suite, j'ai trouvé difficile :
- le coup 15 de la partie 1 avec le tirage suivant : DNOOOT?. En le raccorchant à un D posé sur la grille et en remplaçant le joker par un M, on trouvait pour 59 points RODOMONT !
- en partie 2, il fallait résister à l'envie de DEMARGER et le DERAMAGE n'a pas non plus sa place dans l'ODS 5.
- en partie 3 au coup 3, du vocabulaire peu courant avec OUVREAU (ouverture d'un four de verrier) ; fallait connaître. Dans cette même partie, la rallonge de BRAYEE (posé au 1er coup) en REMBRAYEE était tentante ; hélas, REMBRAYER (entrée ODS 5) est intransitif, ce qui me fait penser que le sens ne doit pas être voisin du verbe EMBRAYER qui lui, est transitif.
- encore du vocabulaire peu courant dans la partie 4 avec INCISURE (il y avait aussi RUINISTE pour autant de points) et la collante intégrale de CAUSANTE n'était pas facile à voir.
- en Blitz, INGUINAL a dû en secouer plus d'un (surtout en 40 secondes de recherche)
Au rayon des difficultés et autres mots "rares", j'ai relevé aussi DECUMUL, QING, NUITEUSE, LOOFA, GLUON, PODIA, ALTHAEA, MEIOSE, FEALES etc...
Un championnat relativement bien organisé (de l'avis général) dont les scrabbleurs auront sûrement apprécié, entre autres choses, la restauration sur place au "restopolis" et les nombreuses navettes disponibles.
Par ailleurs, la région possédant un riche patrimoine culturel et touristique, les scrabbleurs n'ont eu que l'embarras du choix pour meubler leurs soirées ; l'occasion peut-être de goûter la fameuse saucisse de "morteau" (pas besoin de danser une "maroute" pour cela, juste allonger quelques euros), rendre une petite visite à la "Citadelle" ou visiter le palais Kursaal... En tout cas, le beau temps se prêtait au shopping ou à la flânerie.

L'incontournable Vichy

A l'occasion de cette collision "Ascension-1er mai" (fait rarissime !) le plat pays alliérois a, pour la 33ème fois ( je crois), fait le plein en "tripatouilleurs de caramels", euh pardon, de scrabbleurs.
Ils sont venus de tous horizons, à pied, en voiture, et même par avion, squatter durant une semaine les jolies salles du Palais des Congrès, ainsi que les hôtels, bars et restaurants nombreux sur Vichy et les environs.
D'emblée on remarque cette année, une délégation sénégalaise étoffée qui s'est octroyée bon nombre de places d'honneur. Mais les Belges et les Suisses étaient bien présents également.
La douceur relative qui a perduré toute la semaine, aura évité la surchauffe des esprits déjà bien malmenés par les nombreux scrabbles et nonuples qui ont jalonné les 25 parties tirées du sac.
Les habitués auront sûrement apprécié le confort sans pareil des salles du palais, ainsi que son architecture ouvragée, ses lustres grandioses , ses verreries d'art....
Des scrabbles, certes, mais pas trop de mots difficiles, à part peut-être :
- AKUAVIT (coup n°2 de la partie 2 de la coupe d'Auvergne). Il existe 3 façons d'écrire ce mot (une eau-de-vie scandinave) : Aquavit, Akvavit et Aquavit.
- l'INUSABLE du coup 6 de la partie 2 de la coupe d'Auvergne rapportait 140 points, le sous-top culminant à 80 points avec USINABLE, on laissait (des plumes) 60 points ; c'était moindre mal. En dehors de ces deux scrabbles, le sous-top perdait 120 points environ (Adieu les PP2...)
- APOSTEZ (1er coup de la partie 4 de la coupe d'Auvergne). Le verbe "Aposter" est transitif, ce mot ancien signifie "mettre en poste pour surveillance". Il fait partie des 12 verbes commençant par "AP" et ne prenant qu'un seul "P". On pouvait s'en tirer en choisssant l'anagramme : TOPAZES. (ouais...)
- DOLOIRES (outils servant à doler) dans la même partie rapportait 60 points.
- ATTIEKES (mot ODS 5) rapportait 74 pts sans la prime de scrabble.
- TRIPANTE (partie 1 en paires) n'a pas été très joué. Ce québécisme est un adjectif signifiant "très excitant".
- JAROUSSE (partie 1 en paires) plante grimpante. Se dit également "JAROSSE".
Sans oublier encore EYRA, HOUNGAN, KYRIE, TOUTIM, SUEDEE, VIRIONS, FRITON, WHIGS, AUXINE, COTIDAL, MORENE, PERSEL, BANGS, SCULL, GHILDES, MAKROUD, REALGARS, etc...
Ouf ! Le temps de la dernière anecdote devant une mousse à la brasserie du casino, et il est l'heure de compter les "PP". "Vais-je marquer les 40 ou 50 PP (4, 3, 2, 1) qui me font défaut pour atteindre le classement supérieur ?" Voilà une des questions pertinentes qui courait sur toutes les lèvres en fin de semaine.
Une nouveauté cette année : une femme a tanné tous ces messieurs (fort peu galants jusque-là) à la coupe de Vichy. Bravo encore à Eugénie MICHEL ! (catégorie espoirs)
Les autres repartent, avec ou sans "PP", mais heureux (ils ont eu leur dose) et pleins d'espoir vers des nouvelles échéances. (et notamment Besançon pour le championnat de France ces 10, 11 et 12 mai)
Portrait d'un squasheur corpo de la fin du XXème.

Ce portrait qui traînait au fond d'un tiroir remonte à ... quelques temps déjà (d'aucuns se reconnaîtront...) mais je peux vous dire (je suis moins assidu mais je pratique toujours) qu'en dehors de la marque de bière servie au bar, rien n'a changé.
Ah le bon vieux temps du sport corporatif !
Le joueur de squash corpo, un produit de notre société moderne. Il est enseignant, ouvrier, représentant, fonctionnaire... et souvent marié. Ses journées de travail étant bien remplies, il a grandement besoin de décompresser, et pour cela, rien de tel qu'une petite suée sur le court, après le turbin. Une bonne suée, certes, mais dans une ambiance "bon enfant" de préférence, et sans esprit de compétition. Voyons de plus près qui il est :
C'est un sage avant tout. Et parmi les sages, il donne l'exemple : c'est "Grand Schtroumph", qui sait bien que l'effort ne mène pas toujours à la victoire et que la sueur salit les maillots. Alors, il se pose un tas de questions pendant qu'il oeuvre sur le court. (faut dire qu'il a le temps le bougre...) "Que fais-je ? Qu'ouis-je ? Qu'entends-je ? Qu'acoustique-je ? Dans quelle état j'erre ? Où vais-je ? Eh bien vers le bar bien entendu ! Comme les autres d'ailleurs, mais moins vite !
Il est charitable. Il laissera gagner son adversaire plus fort que lui et dont il respecte la vocation d'aller plus loin ; il ne lui prendra pas sa place !
Il ne sait rien faire de sa main guoite euh drauche, celle qui ne tient pas la raquette, sauf Domi qui aime faire des contre-pied-de-nez et Pat qui se remémore en pianotant dans le vide la dernière montée au ciel de sa dernière.
Il ne s'attarde que rarement au bar, tant il préfère l'édredon mammaire (mais ferme, ouais, on est d'accord ?!) de sa douce compagne.
Il est courageux, car il rame souvent à contre-courant sous les "prépare ton bras ... t'es pas sur le bon pied... allez, réveille-toi... suis la balle des yeux..." (coach, enfoiré !) ; il acceptera sans rechigner ces conseils avisés pendant toute la durée de l'entrainement (mais pour qui il se prend ce gros c... ?!)
Il a le sens de l'hygiène. La douche réparatrice clôt chaque séance d'entrainement sauf pour Pat qui ne se salit pas. Jean-Mimi et Fifi sont les plus friands de ce rafraîchissement tempéré de la voute plantaire. Ils y vont ensemble, avec un seul savon.
Le squasheur est un playboy infatigable. (Pat, aussi !) La perspective d'une petite gymnastique sexuelle nocturne ne leur fait pas peur après une heure de squash intensif et un passage (éclair ?) par le bar.
Il est résolument pacifiste ; En effet, il sait les guerres horriblement meurtrières et sanglantes, c'est pourquoi, "deux ou trois coups de raquette par la gueule" et on est à nouveau copains. (N'est-ce pas Domi et Fifi ?)
Le squasheur enfin, est un produit d'utilité publique dans notre société moderne. Il peut contribuer à sauver le monde. Si "Eve" avait fait sa partie de squash au lieu de grappiller dans les jardins, on n'en serait pas là à parler de grisaille, de stress, d'exutoire...
Hugh !
A suivre, un aperçu, un niveau au dessus...
Kaktus
Le printemps 2008 est (presque) là

Le printemps est bien là, je l'ai pris en photo.
Depuis quelques jours, je vous l'annonçais (mais vous le saviez sûrement). Comme moi, vous avez dû guetter les signes avant-coureurs, avec notamment l'arrivée des narcisses, la floraison des forsythias et autres arbres fruitiers, l'émergence attendue des boutons de tulipes... Et les muscaris n'ont pas attendu pour étaler leur joli tapis bleu.
Mais le printemps, c'est aussi la saison des giboulées, une alternance de pluies (neige) et de journées ensoleillées.
Ces récentes giboulées neigeuses témoignent d'un hiver peu rigoureux cette année, qui s'efface lentement en traînant les pieds mais qui n'empêchera pas cette envoûtante métamorphose...
Kaktus
Max et Aimée à Venise
16 Novembre 1995...

...Je me souviens, nous quittions notre Auvergne pluvieuse pour ... Venise !
Dès le matin de bonne heure, les dieux de la météo (en grève ?) s'étaient ligués contre nous, des seaux d'eau réduisant notre vue à néant et la visibilité à pas grand chose.
Prenant notre mal en patience, (plus que 1000 kilomètres) nous pensons aux millions de photos que nous allons ramener...
A hauteur de Chambéry, il tombe toujours des hallebardes ; les véhicules qui nous ouvrent la route, soulèvent des gerbes d'eau si hautes que l'essuie-glace n'arrive pas à suivre. Je me tiens donc à distance respectable. Quel déluge !
On se rebranche sur les infos : ... le plan Juppé... Serbes et Croates... Bla bla.. Auxerre qui cartonne.... ah ! ils disent qu'il pleut. Ok, on avait remarqué ! Aimée fixe la route en silence ; elle semble ailleurs.
Heureusement, notre véhicule (une R.....t 19 de location) offre confort et sécurité, c'est déjà ça.
Nous profitons d'une accalmie, en Haute-Savoie, pour admirer le site exceptionnel des Alpes enneigées. Nous faisons la halte-déjeuner au "courte paille" de "Houches" dans la vallée de Chamonix. Attablés près d'une superbe cheminée rustique, nous avalons vite fait nos steaks (la faim...)
Nous repartons, et la pluie refait son apparition ; nos esprits vagabondent avec "radio nostalgie"...
... "faut que j't'invite à Venise, avant que l'eau l'ait noyée...
... avant que l'eau des banquises vienne couvrir le monde entier...
... on se perdra dans les cartes postales, on voguera sur les canaux sales...
.... Faut que j't'invite à Venise avant que l'eau l'ait noyée"... (N. Fernandez)
Le tunnel coupe court à nos rêveries musicales. 12 kms dans la montagne, 150 F, 10 minutes.
On a beau se dire qu'on n'est pas claustro, on apprécie de revoir le ciel, même gris. D'autant que, malgré les nombreux appareils de ventilation, les gaz d'échappement sont largement perceptibles.
De l'autre côté, le site est magnifique ! Les bovins du coin, témoins impassibles de ce ballet d'autos quotidien, paissent tranquillement ; et puis c'est tout ce qu'ils ont à faire ! Une maman "meuh" explique à son gourmand de veau sevré accroché à sa tétine, qu'"on ne peut pas paître et avoir tété" dans ce bas monde (proverbe Manu-suisse...). On oublie vite la promiscuité des vaches philosophes pour réaliser soudain que nous venons depuis la sortie du tunnel, de fouler le sol italien. Et désormais, notre oeil affûté, jusque-là ensommeillé par les rideaux d'eau (...), retrouve son rendement optimum à la vue de ces villages pittoresques, accrochés à la montagne.
Nous traversons le nord de l'Italie d'Ouest en Est, et notre première étape sera Sirmione, au bord du lac de garde. Le brouillard qui nous accompagne depuis quelques heures s'épaissit à l'approche du lac et compromet sérieusement nos perspectives de photos.
Nous voilà arrivés. Nous cherchons un hôtel et un endroit sympa pour nous restaurer.
Le "Gardenia", un hôtel 2 étoiles à l'architecture ouvragée, sera notre gîte. Nous espérons un confort à la hauteur des prétentions affichées. Pour commencer, les tauliers nous confisquent les cartes d'identité ; une coutume qui en dit long sur la confiance et le respect que nous témoignent nos amis italiens.
Pas mécontents de nous dégourdir un peu les yeux, les idées et hein ?... oui les jambes aussi !
Dans un "ristorante" près de l'hôtel, nous savourons notre premier repas italien. L'ambiance est décontractée.
De retour à l'hôtel, nous prenons possession de la chambre au confort rudimentaire mais correct. Repos, câlins, douche, télé, lecture et mots croisés, closent notre soirée. (oui, dans cet ordre, je crois)

Vendredi 17 novembre...
Une matinée merdeuse que nous mettons à profit (tout de même) pour visiter le bled et son "lac gardé". Un épais brouillard recouvre toujours ledit lac et les canards deviennent tout à coup la seule attraction aquatique du coin (coin).
Nous partons alors explorer la cité. Celle-ci nous dévoile des charmes au delà de nos espérances. Nous arpentons des ruelles quasiment désertes, et de boutiques de souvenirs en terrasses de café, nous découvrons la "forteresse de Scaliger", une bâtisse du XIIIème siècle. Oh les créneaux ! Belles pierres et balcons fleuris ajoutent encore au charme de ces ruelles. L'appareil photo remplit son office.
Après les vestiges d'une villa romaine et les grottes de "Catulle", nous retournons sur nos pas, le long des oliviers. Avant de reprendre la route, nous déjeunons au "Pozzo". La taulière, nous accueille comme "chez elle", s'adressant à nous comme si nous parlions l'italien couramment. Elle répétera souvent le nom des plats, et nous faisons un excellent repas (italien) ; le "vini rosso della casa" est fameux.
Nous empruntons l'"autostrada" ; la circulation est dense mais fluide, et sur trois voies.
Nous abordons Mestre en soirée. Une chambre à l'hôtel "le Capitol" (retenu par Aimée) nous attend ; un trois étoiles à 6 kms de Venise. La chambre est spacieuse et la salle de bain confortable.
Un pont long de 4 kms traverse la lagune. Des navettes "route" et "fer" permettent un accès rapide. Sans attendre, nous prenons la navette "route" ; notre traversée, gâtée par les fumées des usines du port de "Marghera", ne laisse en aucun cas présager des beautés à venir. De même, d' énormes bâtiments sombres qui mouillent là, abandonnés semble-t-il, ajoutent à la grisaille du site. C'est laid !
Le bus nous pose à la "piazzale roma" où le "vaporetto" nous attend, un omnibus sur l'eau qui atteint la place "San Marco" en 30 minutes...
Pour la petite histoire... Venise est bâtie sur 117 îles ; 150 canaux et 400 ponts y sont décomptés. Fondée en 811 par les habitants de "Malamocco", près du Lido, qui fuyant les francs s'établirent sur des îles plus sûres du "Rivo alto", aujourd'hui Rialto. Placée dès 828 sous protection de Saint Marc, dont le corps avait été ramené d' Alexandrie, Venise s'organisa rapidement en république gouvernée par un doge, mot dérivé du latin "dux" (chef)....
Le voile sombre de novembre s'est abattu sur nous ; ce sera "Venise by night". Un chauffeur de bus patibulaire et taciturne nous emmène "pied au plancher".
Puis, nous nous engouffrons dans les venelles faiblement éclairées, à la recherche de la place Saint-Marc. Nous tournons et tournons, cinquante mille fois dans ces ruelles sales où l'on ne circule parfois qu'en file indienne. Pas toujours très rassurés, car on ne rencontre pas grand monde dans ce dédale de rues enchevêtrées. Au bout de 45 minutes, nous atteignons enfin la fameuse place, balayée par un vent glacial. La nuit à Venise, tous les chats sont gris, mais les basiliques aussi... ce n'était pas une bonne idée.
Mais l'idée de revenir sur nos pas nous insupporte, aussi, décidons-nous de rentrer avec le "vaporetto" qui n'est pas un fer à repasser à vapeur, mais le moyen le plus pratique pour circuler dans la cité ; un transport en commun sur l'eau.
Nous remettons la visite au lendemain, il est temps de nous restaurer et d'étancher notre soif ; vite une "birra" !
Oh le gentil ristorante ! J'ai le gosier tellement sec, j'ai l'impression d'avoir avalé le désert de Gobi et le Sahara !...
Samedi 18 novembre...
09 Heures. C'est reparti ! Et cette fois-ci, nous avons le temps avant la nuit.
Nous reprenons bus et vaporetto. Il fait très froid, le vent cingle nos visages engoncés dans les blousons ; je sors tout de même l'appareil photo car l'endroit vaut le coup d'oeil.
Nous empruntons le "grand canal" qui déploie sa courbe sinueuse de la gare au bassin de Saint-Marc, un boulevard maritime bordé de somptueux palais patriciens de la république. Nous croisons moultes gondoles superbes, dont certaines à l'arrêt qui attendent le client. Oh le Rialto ! De toute beauté, ce pont ! L'église "Stan Stae", "Ca' d'Oro"...
La concurrence est rude pour les gondoles qui côtoient sur les canaux, vaporetto, traghetto et autres barques-citernes.
- Voyez, regazza, (semblent dire les gondoliers) elle s'enfonce !
Bientôt elle sera visitée en sous-marin, ce sera... "venez m'sieurs dames, admirer les vestiges de la ville engloutie"...
C'est exagéré mais visiblement, les rez-de-chaussée ont bien les "pieds dans l'eau".
Le "casino municipale", un des rares endroits en Italie où les jeux d'argent sont autorisés. Les façades des hôtels sont superbes par leurs architectures diversement ouvragées.
Les "sestières" : Dorsoduro, San Giorgio et le Giudecca, San Polo et Santa Croce, Cannaregio, Castello et l'Arsenal.
- Le taxi-gondole de Madame est avancé, il attend devant l'hôtel.
Toutes ces maisons et hôtels semblent surgir de l'eau.
Enfin la place San Marco. Elle s'ouvre sur le grand canal par la "piazzetta". les deux colonnes de granit surmontées du lion de St-Marc et de la statue de St-Théodore, furent rapportés de Constantinople, selon les prospectus. Un édifice aux influences byzantines et occidentales. Construit au XIème siècle pour abriter le tombeau de l'évangéliste Marc. Tous les styles sont représentés ; byzantin, roman, gothique, renaissance, un ensemble harmonieux et varié. Les marbres et les mosaïques sont d'une magnificence extraordinaire. Quatre chevaux de bronze surmontent le portail central de style byzantin. L'intérieur est éblouissant : marbres rares, porphyres et mosaïques forment l'essentiel de la décoration d'inspiration byzantine et renaissance sur fond or.
De retour dehors, une nuée de pigeons nous barre le passage. Malgré le froid (presque zéro) le touriste n'est pas rare. Les lampadaires roses sont .... d'une beauté rare sur cette "Piazza" comme l'appellent les vénitiens. J'en ramènerais bien un à la maison. Avec ses pigeons par centaines, ses inondations mémorables et ses arcades, la place Saint-Marc concentre la plus grande partie de l'histoire de Venise et de celle de ses habitants.
Orientale, riche et exubérante, la basilique St Marc ou "Chiesa d'oro " est un trésor à part entière. Côté sculpture, l'extraordinaire jubé de marbre réalisé par Jubello et Dalle Masegne, est considéré comme la statuaire la plus importante de l'art gothique.
Siège du pouvoir d'une république qui a vécu mille ans, le palais de doges, tout à tour attaqué, rasé ou brûlé, a toujours su se relever et renaître à chaque fois plus puissant et plus beau.
Dans la salle du grand conseil, deux années ont été nécessaires au Tintoret pour réaliser "le Paradis", une toile gigantesque de 22 mètres de long.
Bien des images sont éternelles et restent associés à des visions universelles. On ne saurait en effet concevoir Venise sans voir se profiler la silhouette unique de ses gondoles le long de ses canaux.
"Le midi", nous sommes attirés par un bistrot à l'enseigne française, dont les serveurs, sympas et rieurs, parlent un peu le français, ou plutôt font semblant. Ils nous proposent le beaujolais nouveau, et en plus il est bon ! Nous passons un agréable moment.
Nous musardons dans les ruelles commerçantes qui regorgent de boutiques remplies de masques et d'articles en verre de Murano. Nous abordons le fameux Pont des soupirs, reliant le palais des Doges aux prisons. On dit que Casanova séjourna dans ces geôles et s'en évada de façon rocambolesque. Il remonte au XIIème siècle et doit son nom aux gémissements des prisonniers, conduits via ce pont, vers le lieu de leur exécution. Depuis l'un des superbes ponts de la cité, je ne me lasse pas de photographier ces ruelles inondées et souvent étroites, qui ne profitent pas, hélas, des rares éclaircies. Aimée soupire d'aise dans mes bras le temps d'une photo ; clic ! merci Madame.
Arrive l'incontournable promenade en gondole tant attendue par Aimée. Elle se pelotonne contre moi et nous nous laissons dériver, drivés par un gondolier en habit traditionnel. Un calme presque inquiétant se dégage de ces eaux inertes et troubles. Je remarque les fenêtres des rez-de-chaussée à fleur d'eau : toutes closes. Par contre, les maisons à partir du 1er étage affichent une architecture raffinée et des couleurs théâtrales...
Nous dînons à l'hôtel. Aimée "sympathise" avec le serveur :
- Monsieur, s'il vous plait !
- Signorina... ?!
- Qu'est-ce ceci ?!
- ?...?!...
- C'est une chenille ! (il aurait été nul au jeu du "schmilblick" !) Est-ce normal ?
- Heu... je vais voir...
Le serveur revient au bout de 5 minutes et nous indique le plus simplement du monde qu'il n'y est pour rien, que c'est de la soupe congelée et qu'il nous prie de l'excuser (Il aurait pu commencer par là !)
- J'en veux plus. Donnez-moi une salade à la place.
- Tout de suite, Madame.
Cette fois, Aimée aura plus de chance car elle ne trouvera qu'un cheveu. Elle perdra l'appétit, mais pas son sens de l'humour.
Le serveur, qui a du métier et du savoir-vivre, après avoir consulté sa montre une cinquantaine de fois, nous poussera gentiment vers la sortie dès le dessert...
En regagnant la chambre, une musique "chebran" venant du bar dansant de l'hôtel nous interpelle. Nous décidons de jeter un oeil, et peut-être de clore notre dernière soirée à Venise en sirotant un "Jim Beam"...
Venise n'est plus seulement une carte postale, elle vit désormais dans nos souvenirs et revivra à l'occasion lorsque nous effeuillerons l'album. Comme la plupart des visiteurs, touchés par la magie que dégage la cité vénitienne, nous nous sommes promis ... et de revenir.
Maxime Pontelouse

Hommage...
... Vingt ans déjà que la "mort imbécile le faucha de son crochepied rigolard". Son humour "absurde" dont il fallait parfois chercher loin le "degré" et son verbe inimitable nous manquent cruellement.
Scrabble (vivement le printemps !)
Jeu où le Q vaut plus cher que dans la vie de tous les jours.
Jacques Stenberg
Non, blague à part. Ce dimanche, nous étions environ 150 à disputer le championnat régional. Les 3 parties se sont disputées à la salle des fêtes de Chatel Guyon. Un rencontre importante pour beaucoup d'entre nous qui venaient chercher une dernière chance de qualification pour le championnat de France qui se déroule cette année les 9, 10 et 11 mai à Besançon.
Pierre Louis Cohard de Cournon lance les hostilités avec une partie détonante ! Ce fut un florilège de scrabbles et de mots techniques : 6 scrabbles au total sur 19 coups, pour un cumul de 1008 points. Parmi eux, NENUPHAR n'était pas facile à dénicher, le tirage contenant un joker, ILLUTENT a fait des dégats aussi et l'AIKIDOS du coup 11 valait 110 points... mais aussi XALAM pour 50 pts, BIAXE, FOHNE, VOYER...
Après le repas, c'est "Nadine" de Chamalières qui s'y colle. Elle nous sert une partie plus tranquille mais pas inintéressante. 881 points en 23 coups. 3 scrabbles bien étalés sur la partie : PEIGNIT, SUBULEE et MONTREUR dont les deux premiers étaient des solutions uniques. Par conséquent, aïe, aïe les négatifs de ceux qui les ont loupés !
La compet' se termine sur la partie de "Manuela", 22 coups pour 791 points. 3 scrabbles vont agrémenter cette fin de parcours, OENANTHE très peu vu et pour cause, PREMUNIE et ALAOUITE dont le O trônait dans les hauteurs de la grille.
A l'issue de cette dernière partie, un apéro-casse-croûte "bon enfant" nous permet de récupérer et laisse le temps aux arbitres de faire leur travail.
Les résultats arrivent : Frédéric Troubat emporte la coupe du vainqueur. Mené et malmené durant les 2 premières parties par le cantalien J.François Castanier et la cournonaise Michelle Cohard, respectivement deuxième et troisième de la compétition.
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Max et Aimée dans le Périgord.

Je me souviens ... c'était le 13 juillet 1995...
Nous avions "largué" la bande "Riri, Fifi et Loulou" chez leurs père et mères respectifs, ce qui nous laissait toute latitude pour "mettre les bouts". J'attendais patiemment qu' Aimée rentre du boulot, pour filer à toute vibure direction le Périgord pour un week-end "Rocamadouresque" , histoire de nous requinquer, nous en avions besoin...
Le Lot (46). Je me suis "laissé dire" que le pays ne regorge pas que de grottes, de bonne chère aussi. (j'espère qu'il y aura aussi de l'eau férugineuse...)
Il fait un temps de "juillet auvergnat", 1 jour beau, 2 jours orage, 1 jour bô ... De fait, nous ne prévoyons qu'une valise moyenne. (?) Nous n'avons réservé la chambre que pour ce soir à Rocamadour, ensuite ce sera l'aventure.
Depuis quelques jours, un temps "poissouilleux", voire carrément "chiatico-merdouilloux" perdure dans notre bonne vieille cité. S'il nous accompagne durant les 3 heures qui nous séparent de "l'hôtel des voyageurs", je crains le pire.
- Bon, Aimée, t'arrive ?!... Je m'impatiente un peu.
Il est 18 heures. C'est parti.
Un gros orage se prépare à en juger par le ciel noir menaçant de "Beaumontsud city". De grosses gouttes "ploquent" bientôt (elles font ploc en s'écrasant sur la voiture, pas slurp !) bruyamment sur l'habitacle métallique de notre nid d'amour ambulant. La radio nous susurre quelques mélodies sucrées "hitparadiennes" à la mode juilletiste "topcinquantée", entrecoupées cà et là d' éclairs fulgurants qui zèbrent le ciel ardoise.
Un bouchon à l'entrée d'Issoire nous oblige à rouler au pas "cadenacé" durant 45 minutes ; temps mis à profit pour philosopher sur les raisons de s'énerver lorsqu'on est pris dans un bouchon durant les vacances. La flotte arrive maintenant par seaux sur nos têtes (protégées) ; même la 18ème vitesse d'essuie-glace ne suffit pas à nous éclairer la route !

Finalement, dans le Cantal le temps s'éclaircit et nous pouvons enfin profiter du paysage, malgré les nombreux lacets. Madame "Ford", toute pimpante et nouvellement chaussée à l'avant et fraîchement "plaquettedefreinchangée", fait la nique au mauvais temps et aux virages épingle ! Et puis, manipulée avec la "doigtesse et la fineté" de votre serviteur, les soucis, "nous pas connaître" ! D'où le célèbre adage : "chauffeur bonnard, soucis au placard". Merci.
Nous abordons now, (oui, je suis glotte) la région lotoise et ses nombreuses figures rassurantes et souvent bovines pour l'instant, faut bien reconnaître, (M.... euh non ça ne me rappelle personne) qui ruminent, paisibles , indifférentes au traintrain automobile. Jolie région ma foi ; vallonnée, verte, fleurie.
A 21 H 45, nous atteignons notre hôtel situé à 3 km de Rocamadour : l'Hospitalet. La taulière nous mène à la chambre 4 au 1er étage. Confort rustique : un lit en 160, une table, une chaise, un chevet, un ensemble lavabo-douche-placard avec des portes- plastiques accordéon merdiques et bruyantes. Aimée, qui a l'oeil aiguisé pour ce genre de chose, constate de suite et non sans une certaine amertume que le bac à douche n'est fait que pour une seule personne.
Les "Thénardiers" des lieux, qui ne servent pas à becter après 22 heures, nous rencardent gentiment sur un troquet dont les tenanciers, eux, font croûter les retardataires jusqu'à minuit. (Après t'es transformé en citrouille)
Rocam'city nous accueille avec ses magasins de souvenirs, ses bistrots, ses magasins de souvenirs, ses bistrots... Nous avons une très jolie vue plongeante sur le vrai Rocamadour (Mais où sommes-nous là ? dans les écuries ?!), un piton rocheux superbe sous un savant éclairage nocturne.
Ce paysage, nous le savourons depuis la "Grande gueule" avant de savourer d'autres nourritures plus digestives. Service rapide (moins tout de même qu'Ivanisevic) et sympa.
Ensuite, nous prenons enfin notre premier repos, sous les arbres. Une douce brise caressante nous transporte... Aimée prend une profonde inspiration d' air pur, et en profite pour me faire sa déclaration, cherchant ma main de sa main droite et sans lâcher son kir de la gauche...
Mais pas longtemps - rien ne dure ici-bas - le mauvais temps nous rattrape. Un vent violent fait irruption et l'air se charge bien vite en électricité, annonçant l'arrivée imminente d'un nouvel orage. De grosses gouttes nous chassent. Notre retour à la chambre se fait sous des coups de tonnerre terribles ; les éclairs anéantissent la nuit en nous ouvrant la route. Un ballet de lumière tout à fait impressionnant ! Comme il pleut des cordes, Aimée peine à trouver la serrure. Mais ouf, nous voilà à l'abri.
La chambre semble surchauffée malgré la fenêtre entrebâillée. Sans nous battre, nous prenons notre tour de douche. La télé brille par son absence, ce qui porte au plus bas les actions du "porno" sur canal plus. Nous trouvons tout de même le moyen de décrisper les derniers petits nerfs encore résistants après la douche... "hi hi hi... c'que t'es coquine mon Aimée... arrête, non pas là... voyons...
Après notre... assouplissement libidinal, un somme aurait été le bienvenu, certes. Mais, c'est sans compter avec l'armée de moustiques piqueurs (des femelles assoiffées de sang !!) qui nous attendaient tapis dans l'ombre. Les vicieux, les salopards ! Ils passeront la nuit complète (jusqu'à 05 H du mat') à nous bouffer, nous saigner, nous harceler... et bzzz, et bzzzz.
Aimée ne sera pas épargnée ; son dos et ses fesses ressemblent à un paysage lunaire. Une nouvelle douche s'impose pour calmer la brûlure.
Nous voilà bien partis, débutant notre première journée par une nuit blanche ! Nous "petitdéjeunons" fissa (ficelle aurait dit Aimée qui a de l'à-propos) et surtout, nous quittons ces lieux maudits.
"Plus loin", nous amène à la cité où nous réservons deux nuits à l'hôtel du Roc. Dès 09H 30, nous arpentons les rues piétonnes désertes où la plupart des boutiques s'éveillent lentement. Le fond de l'air est frais, et déjà, nous ressentons cette moiteur tenace, presque palpable, qui laisse présager une nouvelle journée orageuse. Mais face à l'adversité, et faisant contre mauvaise fortune bon coeur, (ouais, je connais des "espressions" !) nous mettons gaillardement un pied devant l'autre...
Ce qui nous mène tout de même à la "forêt des singes" où mes cousins (pas germains, les germains on les croise par dizaines dans les rues piétonnes...) les macaques, ces charmants petits singes bruyants, l'instant d'une photo, nous mangent dans la main et arrachent les poches de nos jeans dans leur quête permanente et compulsive de cacahuètes.
Devant le bistrot, un écriteau dit : "Ici, le patron est sympa". Honnêtement, on s'en cogne ! Du moment que la "kro" est bonne... (je finis celle d'Aimée).
Sinon, nous avons la chambre 6(66), c'est un signe. Après une inspection rapide, nous laissons la valise et filons à la recherche d'un restau dans le secteur piétonnier. Le premier, l'hôtel de lion d'or, fait l'unanimité. Il nous propose pas moins de 5 menus de 58 à 200 F, plus la carte.
Nous faisons un très bon repas (Aimée apprécie). Le "fringant" (un Cahors) accompagne admirablement le "cassoulet aux manchons de canard et le cabescou" local.
Après ces joyeuses libations, nous cherchons la fraîcheur dans le gouffre... de Padirac. Une descente à plus de 100 mètres de profondeur où nous découvrons stalagtites et mites, gourds, barrages, lacs, marches (à gravir), barques, gondoliers et photographes. Une heure et trente minutes (dont les deux tiers à poiroter) pour une visite passionnante et instructive. Les escales répondent aux noms évocateurs de "lac de la pluie", "grande pendeloque", "débarcadaire", "lac supérieur"...
Y a même un bistro dans ce goufre ! C'est là d'ailleurs qu'un trio musical justifie le prix exorbitant des bières. Sur les trois musicos "allumés", un grand gaillard bronzé postillonne dans une baguette à trous, un autre gratte nonchalamment les cordes d'une caisse creuse taillée dans un arbre, et dont la forme rappelle d'autres formes (généreuses...), pendant que la troisième, (oui, c'est une meuf) frappe en cadence sur la peau d'un tambour, l'air triste et si peu motivée qu'on dirait qu'elle vient de perdre son porte-feuilles et son chat, le même jour. Ils ont des chapeaux à plumes multicolores, pour faire exotique sans doute, et jouent des airs sud-américains pour faire croire qu'ils viennent de la-bas. (Mais chu pas d'Huppe ; on me la fée pas, à moi !)
Cette descente dans la fraîcheur des enfers "padimachin" à 103 m plus bas, le retour en un clin d'ascenseur au soleil (ce qu'il cogne, la brute !), et la nuit blanche en sus,... ouf, ouf, ouf... Je suis vanné ! (non, la bière ça va)
Le soir, "le bistrot" nous revoit pour une salade que j'ai du mal à finir et y a de la zique entre les tables.
A 20h 30, on se ramasse. C'est l'heure d'aller au lit. (Pour les "just-marieds", pour les jeunes enfants et pour ceux qui n'ont pas vu Morphée depuis plus de 32 heures.)
20 H 45. Nous sommes au lit. Douchés, dents brossées, bouquins en main . 10 minutes après, le marchand de sable passe... Extinction des feux... zzzzzzzzzzzzzzz
Samedi 15. 
Samedi est un autre jour. On a récupéré. "De tendres câlins saluent une nouvelle journée ensoleillée" ... D'humeur badine, je cherche l'adage de la situation, du genre "matins d'été sans cochoncetés..." et dans la foulée, j'entraîne Aimée sous la douche, pour trouver la suite du proverbe.
Un bon petit dej' s'impose : café noir, jus d'orange, croissants, pain-beurre, confiture... Ca cale. C'est bien. Ce matin, ce sera la "Rocamadourienne" ; voyons ce qu'elle a dans le ventre !
Nous refaisons le "chemin de croix" (plein de marches) pour atteindre le sanctuaire ; celui où justement, jadis, nantis et curés troussaient en toute impunité les filles de ferme durant leurs orgies sacro-saintes et bénies... et sans préservatifs à ce qu'il paraît ! Les pauvres filles ! (ou peut-être pas ?...) Elles pouvaient attraper toutes les maladies qui traînaient et les enfants qu'elles ne voulaient pas. Quelle époque épique !
Cela ne nous empêche pas de bâfrer chez "Anne-Marie" (une sainte Marie machin de l'époque sans doute). Nous avons droit au parasol mais pas au "paramouches" ; mais les serveurs sont sympas et certains même, polyglottes. (Comme moi, ça crée des liens...) Entre le délice de canard, la caille rôtie, le cabescou et tout le tintouin, une promenade digestive s'impose.
Nous rejoignons un instant nos amies dans le pré, puis, après avoir vérifié le bon état du mécanisme de la douche, nous repartons vers d'autres horizons. Une halte au café "Bellevue" nous permet d'orienter nos futures pérégrinations.
Un petite averse coquine essaie en vain de compromettre notre progression. C'est sans compter sur le moral d'acier qui nous anime. Nous allons à Sarlat.
Après une courte escale à Souillac, nous rejoignons Sarlat en début de soirée. La fête bat son (trop) plein de chenilles et praliniers qui nous ouvrent la voie vers le centre-ville. Nous flânons dans les rues tortueuses où boutiques de produits régionaux et restaurants foisonnent. Un restaurant charmant retient notre attention : "les chevaliers de la tour". Encore manger !... Foie gras de canard, magret sauce poivre, cabecou... sans oublier un petit Cahors... Ah le Périgord !
Nous visitons une maison du XVIème qui a vu les premiers jours de "La Boétie" (j'ai mangé son prénom). Parait que c'était un pote à Montaigne, un autre gazier qui a son hôtel ici, itou. Au détour d'une ruelle, nous découvrons l'expo de "la Véro". Aimée se pâme illico devant une représentation de Rocam' en aquarelle. Envoyé, c'est vendu ; elle a déjà sa place dans notre salon. Nous filons dare-dare avant que le zig de garde nous fourgue toute la collection.
Dimanche 16 
Au revoir hôtel du Roc, hôtesses charmantes, au revoir clameur des ruelles, au revoir.... Au revoir Rocamadour aux maisons fleuries, aux bistrotiers sympas...
Avant de partir, nous avons repéré quelques magasins qui vendent des articles en cuir. Nous achetons à chacun de nos lardons bien-aimés une trousse gravée à leur prénom, plus un taille-crayon. Ca c'est original !
Nous saluons encore la cité avec une dernière bière. snif !
Plus rapide qu'un week-end en amoureux ?! Même pas le temps de se dire des choses... et pour les photos ensemble, duraille !
Il n'a pas fait trop chaud, c'est déjà ça. C'est tout de même mieux pour faire "zigounipiloupilou" ! Ah oui ! Vous savez très bien (cessez de vous voiler la face !) que "zigounipiloupiler" sous la canicule, c'est éreintant et tant qu'à la fin, on s'enlace et on s'emmêle (quelle horreur !) les sueurs dans un combat sudo-amoureux tellement éprouvant que même la douche tiède parvient tout juste à apaiser les esprits "englauqués" dans les méandres orageuses et embrumées par les désirs contrariés de meurtres de belles-mères, et vice-versa...
Mais on s'en fout, on a eu beau ! Ah le Périgord !
Maxime Pontelouse

Scrabble duplicate
Le Scrabble (marque déposée). Jeu de société et jeu de lettres où l'objectif est de réaliser des points en plaçant des mots, sur la base de tirages aléatoires de lettres, sur une grille carrée dont certaines cases sont primées.
Conçu par l'architecte new-yorkais Alfred Mosher Butts (13 avril 1899 – 4 avril 1993), le jeu est commercialisé dans 121 pays et en 29 langues. Hasbro est propriétaire des droits aux Etats-Unis et au Canada, et Mattel pour le reste du monde. La version francophone a été créée en 1955, mais la France a dû attendre 1965 et une opération publicitaire relayée par le Club Méditerranée pour voir un nombre significatif d'adeptes s'affronter à coups de lettres chères.
Mais le scrabble, ce n'est pas seulement ces parties interminables près du radiateur avec des coups durent chacun 20 minutes, où l'on peut passer 3 tours sans piocher une seule voyelle... Une minorité pratique le jeu tel que décrit dans le sketch de Pierre Palmade, le scrabble classique. Heureusement, car sinon je ne serais jamais venu au scrabble, le vrai, le seul pour moi, j'ai cité : le scrabble duplicate.
Classique ou Duplicate ?
La manière de jouer dite « classique » oppose de 2 à 4 joueurs qui posent à tour de rôle un mot. Dans la plupart des pays, les compétitions s'organisent, à l'instar des tournois d'échecs, en rondes de matchs singuliers, à un contre un. C'est ainsi que le monde anglophone propose tous les deux ans un championnat du monde.
On joue comment ?
Chacun dispose de son propre jeu, qui reproduit la grille commune à tous, et cherche tous les coups sur des tirages dits par un arbitre. Il rédige au bout d'un temps déterminé de une à trois minutes, un bulletin-réponse comportant sa trouvaille. L'arbitrage s'appuie désormais sur l'informatique, des logiciels fournissant instantanément la solution optimale. La meilleure solution est annoncée par l'arbitre et placée sur la grille commune, qui sert de point de départ pour le prochain tour. Le classement général s'établit par addition des scores obtenus.
La généralisation de l'internet permet désormais de proposer les mêmes parties simultanément dans plusieurs lieux.(duplex, triplex... multiplex) Sur l'Internet Scrabble Club et d'autres sites, il est possible de jouer en ligne, contre d'autres joueurs ou contre des ordinateurs.
Cette formule me plait bien car elle met tout le monde "à égalité" en éliminant le facteur "chance" très présent dans la formule classique.
La fédération française revendique environ 16.000 licenciés dont 2.500 scolaires, dans environ 1000 clubs.
Savez-vous que MEL GIBSON, STING, KEANU REEVES, JOAN COLLINS ET LA REINE ELIZABETH II jouent au scrabble ??

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